Les développeur(euse)s toxiques

Un(e) développeur(euse) toxique est une personne envoyée par Satan dans ton open space. Cette personne regarde ta code review et connait pas la définition de politesse. Elle est à l’aise dans la politique d’entreprise comme une bactérie dans un fromage bien pourri. Et surtout, elle est absolument haïe par tous les gens qui lui sourient. Tu la connais, elle va pas partir, et aujourd’hui on va voir comment dealer avec.



Un cachet de botulique tous les matins

Si on parle de ça aujourd’hui c’est que ces gens-là sont partout, mais on fait semblant de pas les voir. Il faut que ça change. Il faut que tous ensemble on s’organise pour leur mettre la tête dans leur caca bien comme il faut. On a déjà du dev bien compliqué on a pas besoin de Jean-Michel toxique pour en rajouter. Les environnements toxiques vont à l’encontre de tout apprentissage et productivité dans une équipe de dev. C’est dommage parce que c’est les deux choses indispensables à une équipe en bonne santé. En plus de ça c’est pas comme si c’était un Cluedo en mode expert cette affaire. C’est très facile de repérer des développeurs(euses) toxiques dans une équipe.

Alors déjà c’est le genre de dev qui va attendre qu’un autre s’éloigne pour parler dans son dos. Si vous voyez quelqu’un faire ça dites-vous bien que vous avez affaire à quelqu’un de mauvais. Et qu’à la première occasion, quand vous aurez le dos tourné, il va vous chier dessus de la même façon. Ensuite seconde spécialité : le shaming. À la moindre virgule qui dépasse, il va montrer du doigt quelqu’un. Si possible dans un mail bien sale avec la moitié de la terre en copie histoire de bien avoir de l’impact. Mais la plupart du temps les développeurs(euses) toxiques vont utiliser la sainte code review pour faire cette activité. Il va cracher sur ton travail et il va le faire en oubliant tous types de respect basique. Et vindieu ça prend son pied comme pas possible en crachant au visage des autres.





Et là on touche le problème principal avec ces gens-là. Les développeurs(euses) normaux qui ont beaucoup de connaissances via leur expérience vont prendre naturellement la voie du mentorat et/ou du lead. Ils aident humblement en partageant de manière pédagogique ce qu’ils savent. Élever et valoriser les autres les font grandir eux-mêmes par la même occasion. Les développeurs(euses) toxiques ont décidé de prendre la voie contraire. Ces personnes sont l’opposé de l’egoless programming. Tragiquement leur vie c’est leur boulot. En descendant les autres elles se font du bien à elles-mêmes. Le schéma classique étant un manque de confiance en soi compensé par des compétences. Mais y’a aussi juste des gens malveillants. Si t’es pas au niveau, prépare-toi à recevoir des coups dans la gueule tous les jours. Si t’es au niveau elles feront tout pour te nuire. Elles ne voient aucun collègue, seulement de la concurrence. Elles sont détestées et/ou craintes par tout le monde. Et surtout elles pourrissent une entreprise et sa productivité.



Développeurs(euses) toxiques pour un cancer généralisé

Tu les connais, je suis sûr que tu en as déjà croisé. Si t’as pas le malheur de travailler déjà avec eux. Dans ma carrière j’en ai déjà vu aussi et mon dieu quel enfer. En faisant un peu des recherches je suis tombé sur le concept de “compassionate coding“. Bordel de merde le phénomène est tellement diffusé chez les devs qu’il y a carrément des gens qui font des organisations dessus. Ça n’existe pas ça dans un autre métier. Il faut bien comprendre que beaucoup de gens font évoluer leurs compétences techniques en même temps que leur égo. Ils vont pousser d’autres devs, surtout les juniors, à partir et vont tuer une communication normale dans l’équipe. Tu vas commencer à penser à Jean-Michel toxique en dehors de ton travail. Et là c’est grave. Tu vas le voir dans tes rêves il va être dans ta maison à te juger. Et pour éviter que tu deviennes fou et que tu te mettes à étrangler des gens avec leur clavier, il faut agir.





Pour arrêter ce genre de personne, il y a plusieurs solutions et la première est super simple en fait. On l’oublie facilement, mais des fois juste parler c’est fou ce que ça règle comme problème. Le mieux c’est de commencer avec la personne concernée et lui dire directement les choses en face à face. Beaucoup de gens et surtout ceux qui ont ce genre d’attitude ne se rendent même plus compte de ce qu’ils font autour d’eux. Ils ne voient plus des humains mais seulement du code. Ils adoptent une manière de faire de robot avec les gens. Et ouais du coup ça marche pas pareil en fait. Et parfois le fait de leur rappeler que pour faire du bon code il faut un bon environnement ça suffit. Ceci dit je comprends que dans une situation de l’enfer de type : “Cette personne est connue pour couper des têtes pour rigoler” ça soit compliqué. Et dans ces cas-là y’a une autre solution.

Arrivée à certains extrêmes la situation n’est pas récupérable. La personne a trop de pouvoir dans une entreprise qui ferme les yeux. Tout le monde baisse la tête on est au dernier sous-sol des enfers et y’a pas la clim. J’en avais déjà parlé dans le guide de survie du développeur : n’oublie pas que tu as le pouvoir. Laisse-les dans leur merde et barre-toi. Y’a du boulot partout et avec de la grosse thune en plus. Vous n’avez pas à supporter une personne mal dans sa peau qui essaye de répandre son malaise. Sérieusement, ouvre ton Linkedin, y’a une file de recruteurs en folie sur le dance-floor du marché du travail qui t’attendent en dansant la macarena. Tu n’es pas censé aller au travail avec une boule au ventre alors le mieux c’est de ne plus y aller du tout. Si t’en arrives à cette situation, c’est qu’aucune personne concernée n’a réagi.



On dit on s’en occupe ?

En tant que développeur(euse) toxique tu dois sûrement te reconnaître dans ce que tu viens de lire. Y’a surement quelqu’un qui t’a envoyé ce lien en mettant un commentaire du style “ça te concerne Jean-Michel”. Maintenant que t’es là, ça te dit de faire plaisir à tout le monde et de respecter les êtres humains autour de toi ? Si jamais tu as des gens qui te respectent, ça s’appelle du respect par la peur. Se soumettre et haïr. C’est très mauvais ça tu le sais ? Ne fais jamais d’erreur car il n’y a aucune pitié pour les bourreaux. Et à la première occasion ils te mettront tous en même temps un couteau dans le dos. Et si les gens ne te respectent même pas malgré ton attitude ça te fait une raison de plus d’en changer. Enfin bon je suis pas ta mère hein tu fais ce que tu veux. Mais t’es quand même pas obligé d’imposer toutes tes frustrations personnelles à tous les gens qui t’entourent. T’es tout sauf assez important pour ça. Allez, on dit tu gardes ta névrose à la con pour toi.

Ha bonjour tu es une entreprise ? En tant qu’entreprise tu veux faire un maximum d’argent ? Tu le sais mieux que moi tes devs sont importants. Mais c’est chiant un dev. Déjà ça coute cher, mais en plus il faut les faire travailler ensemble pour que ça soit rentable. Et le vrai secret d’une équipe de dev qui marche c’est une équipe qui travaille vraiment ensemble. C’est-à-dire pas des devs qui se comparent le zizi toutes les cinq minutes comme des enfants. Non c’est quand ils font un truc qui s’appelle l’entraide. Et en tant qu’entreprise c’est ton rôle de surveiller ça comme le lait sur le feu. Intervenir au moindre problème. Et surtout imposer le respect entre devs. Car sinon c’est la jungle, tes devs vont se faire la guerre. Tu vas perdre en productivité et donc directement des sous. Tu vas te prendre des lettres de démission dans la face qui viennent de l’espace. Et tu vas encore perdre de l’argent en cherchant et payant un dev plus cher que celui qui vient de s’enfuir. C’est plus important que tu le crois. Ça peut te rapporter encore plus que tu le penses. Et je te parle même pas de tous ces salariés qui vont t’idolâtrer.





Enfin toi qui subis de la toxicité au quotidien avec ce genre de personne il est temps d’agir aussi. Je le rappelle parce que je le dirai jamais assez : ton boulot n’est pas ta vie. Tu n’es pas censé donner tant d’importance à ce genre de gens. Tous ces connards qui prennent plaisir à rabaisser les autres sont tragiquement nombreux. C’est pas une raison pour leur donner de l’importance. Tu n’es pas ton code ni ta code review. Laisse ces gens dans leur névrose et occupe-toi de faire du mieux que tu peux en améliorant toujours tes connaissances et tes méthodes. Affronte ces connards ou tout simplement barre-toi. Mais ne les laisse jamais te rentrer dans la tête et te torturer.



Épilogue

Ces personnes détruisent le bien-être et la productivité partout où elles passent. Une entreprise qui les laisse vivre est une entreprise complice et en cours d’auto-destruction. Elles ont du pouvoir car on leur en donne. Si rien ne change il est temps de faire votre sortie. Car ça veut dire que l’endroit n’est plus récupérable. Et t’as autre chose à foutre que de te faire torturer par un(e) frustré(e) dans une boite à la con.

Qui me parle ?

jesuisundev
Je suis un dev. En ce moment je suis Backend Développeur / DevOps à Ubisoft. Je suis passionné du dev et expert en blagues. Je continue à te parler quotidiennement sur mon Twitter. Tu peux m'insulter à cette e-mail ou le faire directement dans les commentaires juste en dessous.

Commentaire(s)

  1. Hello, je lis toujours tes articles avec intérêt, merci pour ce travail divertissant.
    J’ai une petite question au sujet d’un article que tu linkes “Élever et valoriser les autres”: on peut y lire la chose suivante:

    “Lorsque vous vous sentez privilégié au sein d’une communauté (être un homme, blanc, ou hétéro, par exemple) c’est à vous de vous assurer que votre environnement de travail n’est pas hostile aux minorités sous-représentées, parce que vous êtes en position de faire la différence.”

    Je savais que les USA étaient touchés mais je ne savais pas que cette idéologie se rependait. C’est chose commune ce genre de choses au Canada?

    1. Non, pas vraiment. Personne viendra te voir et dire : “Hey t’est un blanc privilégié alors fait tout pour les autres”.
      J’ai jamais vu en tous cas. Ça marche plus sur un système de respect auto-rotatif avec tout le monde. Tout le monde respecte tout le monde et ça marche pas mal.

    2. On est en 2019, l’homme blanc hétérosexuel athée ou chrétien est loin d’être un privilégié vu tout ce qu’on lui reproche à tord.

  2. En tant qu’ancien toxique qui a résolu le problème en devenant indépendant je tenais quand même à ajouter un truc : dès fois une personne toxique n’est qu’un bouc émissaire qui se défend (très mal).

    Qu’une personne névrosée se met toute l’équipe à dos par des comportements toxiques, ok…mais cette personne va en retour se manger du harcèlement, se qui l’amènera à être encore plus toxique, ce qui amènera à plus de harcèlement, etc, etc.

    Parfois une personne toxique ne l’était même pas avant d’intégrer l’équipe. Il s’est foutu à dos les « meneurs » pour une raison X ou Y qui n’a peut-être rien à voir avec son comportement ou son travail, et se retrouve dans ce rôle.

    Si vous la personne toxique est poussée à bout (en même temps que l’équipe) et que vous le virez ou qu’il démissionne, rien ne sera réglé car le mécanisme de bouc émissaire produira une nouvelle tête de turc qui à son tour sera l’élément perturbateur, et tout recommencera puisque le groupe aura besoin de ça pour ne pas éclater.

    En tant que membre d’équipe quel que soit vos efforts pour vous intégrer et pour avoir un comportement irréprochable vous ne serez pas à l’abri de vous retrouver à votre tour dans cette position.

    Donc vouloir s’occuper des problèmes de toxicité individuelle, c’est bien, mais s’occuper aussi des problèmes de toxicité de groupe, c’est encore mieux !

    1. En tant qu’ancien toxique, tu ne peux pas comprendre, “c’est pas ma faute on m’a mis la pression, on m’a poussé à bout, c’est le groupe qui est toxique…”. Une personne bienveillante ne réfléchit pas du tout comme ça. Donc résultat, tu es toujours toxique, sorry 🙂 (ou pas).

      1. Commentaire agressif, méprisant, provocant, inutile… comment l’auteur a pu laisser poster ça sur un sujet pareil ?
        Si en trois lignes tu arrives à être d’une toxicité aussi bête et méchante digne d’un petit con de 15 ans 1/2 qui joue les caïds de cour de récré et que tu arrives quand même à t’auto-considérer comme une personne bienveillante ce n’est plus une paille que tu as dans l’œil, ce n’est pas non plus une poutre mais c’est un baobab.
        Bref va jouer et laisse les grands discuter.

  3. Je vais parler clair…
    Je ne suis pas du monde dev mais en train d’y rentrer. J’ai eu plusieurs vies pro; technicien micro, agent de sécurité, etc…
    Je prends clairement ta deuxième option. Pourquoi ? Parce que de toute façon rester dans une boîte où la direction est complice, gigabof, quoi… (le complice c’est pire que le criminel).
    Sinon billet brillant et rempli d’humour 🙂

  4. “elle est absolument haïe par tous les gens qui lui sourient”
    J’ai l’impression que la toxicité n’est pas du côté que tu crois.

    1. L’idée c’est que les gens ont peur alors tout le monde a un sourire de facade pour ne pas s’attirer les foudres de la personne. Mais à la relecture c’est maladroit comme façon de dire tu as raison.

      1. Je crois que Balpa met le doigt sur le vrai problème : si une personne toxique est une bactérie qui se développe dans un fromage bien pourri, alors les non toxiques qui maintiennent un sourire de façade sont ce fromage “bien pourri”…

        Un environnement toxique qui perdure est toujours une création collective. Un profil de personne toxique récurrente est toujours le baromètre / miroir d’un problème affectif personnel. Auquel cas changer de boite pour fuir le problème (c.à.d sans s’être exprimé sincèrement sur le sujet), c’est s’assurer de tomber dans une autre boite où le problème se répétera encore et encore… potentiellement en pire… Car on porte le problème en soi (de façon inconsciente certes).

        Partant de là il est très facile de tomber dans l’illusion que c’est un problème externe à soi et de fantasmer sur de faux concepts de bienveillances (comme étant l’opposé de ce que l’on vit = un non harcèlement). Or la bienveillance se mesure précisément dans sa capacité à parler sereinement de sujets difficiles avec les personnes concernées : il est très facile d’être bienveillant avec quelqu’un qu’on apprécie!

        C’est le bon vieil effet miroir : si tu te relis, tu verras que tu fais exactement ce que tu reproches à l’autre de faire : écrire un long texte public où tu te défoules sur une personne en particulier… Y’aurait beaucoup à dire sur cette mécanique de notre inconscient, mais bon ce qu’il faut retenir c’est que la seule porte de sortie c’est de reconnaitre que la toxicité en face de soi est juste le miroir de celle que l’on porte en soi. Typiquement ici, il peut s’agir d’une croyance du genre “c’est ok de se défouler sur moi, je laisserai faire et subirai sans rien dire car c’est ainsi que j’ai appris à grandir”.

        1. Salut Aurélien.

          Cette article est le fruit de discussions avec d’autres développeurs, d’autre articles similaires et d’une expérience similaire personnelle vécu en tout début de carrière y’a bien 7/8 ans de ça. J’ai jamais rencontré le problème après ça malgré les quatre boites que j’ai fait. Je ne me défoule sur personne, j’expose des faits. Tu te base sur un contexte qui n’existe pas et tu te fait ton cinéma.

          “Auquel cas changer de boite pour fuir le problème (c.à.d sans s’être exprimé sincèrement sur le sujet)”

          Tu as lu l’article ou tu réagi seulement au commentaire ? C’est le premier conseil que je donne.

          C’est bien de sur-analyser les choses et de tout remettre en cause en permanence comme tu le fait. Mais dans ce cas-là il faut aussi accepté le fait que certaines personnes rentre bien dans ce cas de figure et sont juste malveillantes, développeurs ou pas développeurs.

          Enfin je n’ai jamais dit que l’effet de groupe n’existait pas. J’en parle pas dans l’article. C’est pour ça que les commentaires sont la aussi. Pour que tout le monde puisse donner son avis. Ils sont ouvert, libre et ne seront jamais supprimés.

          1. Hello 🙂

            Bien sûr que j’ai lu ton article, et même entre les lignes comme tu as pu le voir^^ Et j’ai été particulièrement interpellé par ceci:

            Si on parle de ça aujourd’hui c’est que ces gens là sont partout mais on fait semblant de pas les voir. […] Bordel de merde le phénomène est tellement diffusé chez les devs […] ces connards qui prennent plaisir à rabaisser les autres sont tragiquement nombreux […] Il faut que ça change.

            Ah ouai quand même! Mais maintenant tu me dis:

            une [seule] expérience similaire personnelle vécu en tout début de carrière y'a bien 7/8 ans de ça. J'ai jamais rencontré le problème après ça malgré les quatre boites que j'ai fait

            Ah ben me voilà rassuré. Mais alors… pourquoi faire tout ce “cinéma”? Pourquoi autant d’articles et de “sur-analyse” sur la psychologique d’un profil type dont tu n’as croisé qu’un seul spécimen il y a bien longtemps? Et ce alors que tu parles de ne pas leur donner d’importance?

            Pour ma remarque sur le changement de boite, ça ne te destine pas spécifiquement : c’est une précision essentielle selon moi sur l’état d’esprit qui doit motiver le départ. Car en effet ça peut être très sain de quitter un poste, à condition de partir droit dans ses bottes et non la queue entre les jambes : c’est la différence entre tourner définitivement la page et amorcer un cycle de répétitions interminable (de manière générale ce n’est pas tant ce qu’on fait qui compte mais comment on le fait).

          2. Ha c’est ma façon de m’exprimer qui t’interpelle je comprends mieux. Je parle de tout de cette façon la. C’est juste ma façon de m’exprimer. Je t’invite à aller faire un tour rapide sur mes anciens articles pour t’en rendre compte.

            Je sur-analyse une façon de faire, pas une personne à proprement parler. Et j’en parle car le sujet intéresse énormément de monde (25k jusqu’à maintenant).

  5. Quoi qu’on en dise, et ce malgré l’image cool et moderne qu’il véhicule, le monde du dev est un monde assez dur. Les technos évoluent rapidement et ce qui était au top hier est souvent perçu, à tort, comme has been et complètement naze et honteux le lendemain. Et ça, ça produit cette situation ô combien banale où tout le monde juge tout le monde sur la forme plutôt que le fond : pour un mauvais formatage, une technique de binding qui n’est plus à la mode, l’utilisation ou l’absence d’utilisation de telle lib ou framework etc.

    Pire, ça produit même une situation où le développeur qui veut bien faire va pousser dans l’overkill inutilement, juste pour avoir sa stack bien grasse qui impressionnera et ne pas se faire taper dessus gratuitement. Il faut plus d’humilité chez les devs, on apprend tous en continu, on élargit sans cesse nos compétences (full stack, gestion de projet etc.), on s’émule les uns et les autres et surtout, il faut entretenir cette bonne ambiance qu’on aime tant :).

    Et comme je le dis tout le temps, un “vrai” bon développeur n’est pas qu’une machine à pondre du code, mais a un regard, un recul, une culture, une ouverture qui fait la différence.

    1. Tout à fait, après beaucoup de dev se reposent sur leur acquis d’il y a 15 ans parce que ça marche encore et ne sont pas à l’écoute des conseils des autres concernant les mises à jour.
      Quand tu dis à ces developpeurs qu’il y a des nouvelles façons de faire, que des outils comme Resharper pour c# sont disponibles et t’aideront à utiliser les nouveautés du framework et que malgré tes conseils, le developpeur continue dans sa médiocrité sans t’écouter tes conseils, il y a quoi s’enerver.

      Je ne me considère pas comme développeur toxique car mon but est de faire progresser la personne dont je critique le travaille et parfois il faut avoir les mots assez durs pour faire comprendre à l’autre que nos conseils ne pas juste des suggestions mais des recommandations qu’il est préférable d’appliquer tout de suite pour la pérrénité du projet.

  6. Quoi qu’on en dise, et ce malgré l’image cool et moderne qu’il véhicule, le monde du dev est un monde assez dur. Les technos évoluent rapidement et ce qui était au top hier est souvent perçu, à tort, comme has been et complètement naze et honteux le lendemain. Et ça, ça produit cette situation ô combien banale où tout le monde juge tout le monde sur la forme plutôt que le fond : pour un mauvais formatage, une technique de binding qui n’est plus à la mode, l’utilisation ou l’absence d’utilisation de telle lib ou framework etc.

    Pire, ça produit même une situation où le développeur qui veut bien faire va pousser dans l’overkill inutilement, juste pour avoir sa stack bien grasse qui impressionnera et ne pas se faire taper dessus gratuitement. Il faut plus d’humilité chez les devs, on apprend tous en continu, on élargit sans cesse nos compétences (full stack, gestion de projet etc.), on s’émule les uns et les autres et surtout, il faut entretenir cette bonne ambiance qu’on aime tant :).

    Et comme je le dis tout le temps, un “vrai” bon développeur n’est pas qu’une machine à pondre du code, mais a un regard, un recul, une culture, une ouverture qui fait la différence.

  7. La dynamique de groupe est compliquée, tu ne peux pas dire “c’est la faute de Jean-Michel, nous avec Jean-Pierre et Jean-Paul on n’a rien à se reprocher”. C’est de la supériorité qui est en soit néfaste. J’ai vu quelques commentaires qui vont dans ce sens là. Après c’est sûr quand tu débarques dans un groupe, tu peux te permettre de juger.

  8. Cela fait quelques années que je travaille dans des équipes de dev très hétérogènes dans les connaissances, les backgrounds (math, électronique, math et même biologie) et également les investissements personnels. Tout cela rends la cohabitation difficile.

    Le dev toxique tel que décrit, j’en ai croisé, je l’ai même été sans doute car cela depend du point de vue. Difficile de ne pas l’être quand un toxique arrive et que la hiérarchie ne bronche pas (un peu de concurrence inter collègues c’est tellement émulant).
    Et je te rejoins l’auteur quand tu mets le focus sur la responsabilité énorme du responsable. Mais je pense qu’on ne vire pas un toxique, on fixe des règles du jeu humaines, responsables et on s’y tient.

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