Je suis une développeuse

En dehors du titre, le générique masculin est utilisé sans aucune discrimination et uniquement dans le but d'alléger le texte.

Pour plus de développeuses

Pour plus de développeuses, il faut qu’on en parle. Toi aussi, durant toutes tes études d’informatique, t’as vu aucune développeuse. À cette époque je me posais vraiment la question si cette situation concernait que mes formations. Autour de moi aujourd’hui, les choses n’ont pas changé des masses.



À l’origine, les femmes

Tu as déjà entendu ces chiffres. Je vais en rajouter une couche. Selon les sources, les développeuses représentent entre 12% et 15% de la force de frappe du développement. Avec des chiffres pareils, y’a forcément une bonne raison pas vrai ? Absolument pas. C’est juste débile ce qui s’est passé depuis le milieu des années 80. Pour plus de développeuses, il faut déjà comprendre comment on en est arrivé là. Petit retour en arrière.



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Je te rassure, je vais pas te faire toute l’histoire de l’informatique. Par contre il faut savoir que les femmes font partie des pionnières de ce domaine. Tu as Ada Lovelace qui a bossé sur le premier programme informatique de l’histoire. Hedy Lamar à l’origine du bluetooth et du WiFi. Radia Perlman surnommée la mère de l’internet pour l’invention du STP. Ou encore Margaret Hamilton qui code le logiciel de navigation des missions Apollo. Tu vois où je veux en venir. Dès l’origine du métier, les femmes rigolent zéro. Elles sont présentes et très innovantes.

Jusqu’au milieu des années 80, les femmes s’intéressent à l’informatique. Malgré les stéréotypes déjà présents, elles sont nombreuses à faire des études dans le domaine. Et tout d’un coup, la parité s’est pétée la gueule format géant.



Pourquoi si peu de développeuses ?

Nous sommes en 1983 et l’informatique est le deuxième secteur comportant le plus de femmes diplômées avec 20,3%. 20 ans plus tard, ce pourcentage est divisé par deux. Et les raisons à cet incroyable virage de l’enfer à 180 degrés sont nombreuses.



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Déjà, ce qui intéressant de comprendre c’est qu’en fait, le nombre de femmes qui s’engage dans l’informatique ne descend pas. Il reste constant. C’est le nombre d’hommes qui explose en informatique et qui vient diluer la parité.

Ensuite, si le nombre d’hommes explose c’est lié à l’idée qui s’installe que les métiers ont un sexe. Les femmes seraient davantage faites pour les métiers liés à la santé et le social. Les hommes seraient faits pour les filières scientifiques et techniques. Et ces stéréotypes ont commencé à taper comme des sauvages sur la tête de tout le monde. Et ça depuis cette époque, jusqu’à aujourd’hui.

Les femmes, comme tout le monde, sont influencées par ces stéréotypes qui sont partout. Elles finissent par se conformer aux “normes” dictées par leur société. Et c’est ainsi que beaucoup d’entre elles ont commencé à poser un regard dubitatif sur ce métier.



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Enfin, cette situation est aggravée par l’image “geek” du métier. Je veux dire, va dans la rue et demande à un random Jean-Jean qui passe ce qu’il imagine dans sa tête quand tu dis informatique. Dans l’incroyable majorité des cas, il va te dire exactement la même chose. Un homme, bien geek, avec une bonne dégaine d’asocial. Dans ces conditions, difficile de se projeter. Heureusement, on est 2020 et les choses bougent.



Développeuse en 2020

Pour plus de développeuses, j’ai envie de donner envie à toute future développeuse qui tomberait par hasard ici. Alors, pour le moment, je t’ai parlé que de la partie infernale. Donc ça marche pas mon affaire. Mais y’a vraiment des trucs cools. Et même si les chiffres pour le moment stagnent, les mentalités elles évoluent. Ça a déjà commencé depuis un moment et les efforts commencés dans le passé payent aujourd’hui. Beaucoup de choses sont mises en oeuvre pour défaire les stéréotypes du passé. Tout est fait pour attirer l’attention des femmes.



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Pour plus de développeuses, on voit apparaître régulièrement des messages dans ce sens. Des collectifs se forment pour les femmes dans le numérique. Au fur et à mesure du temps j’ai vu le mot développeuse apparaître. D’abord sur les offres d’emploi et petit à petit partout dans ton internet. C’est con, mais le seul fait de voir ce mot écrit partout change pas mal de choses. Ça rappelle que malgré ton quotidien avec ton équipe remplie à 100% d’hommes, les développeuses font bien partie de ce métier.

Tout le monde commence à se bouger le cul sur le sujet. D’abord les entreprises, qui font tout pour attirer les femmes. On en parlera plus tard, mais les entreprises ont compris que plus de diversité amenait de meilleurs résultats. Et les femmes sont leur première cible. Ensuite, les écoles du numérique, et toutes les formations, hurlent pour plus de développeuses. En sortie, les développeuses qui font ces formations multiplient les témoignages.

Et ça marche ! Avec autant de choix pour devenir développeuses, les femmes sautent le pas. Je vois de plus en plus d’exemples de femme qui tentent l’aventure. Si on veut un jour une parité moins dégueulasse, il faut qu’on encourage toujours celles qui osent se lancer. Go Nina !





Bon après, je te parle de tout ça comme si les développeuses c’était nouveau. C’est pas nouveau. C’est juste qu’on commence à en parler pour de vrai. Tiens d’ailleurs posons la question à une développeuse chevronnée qui connaît parfaitement le sujet.



Bonjour Aurélie ! Si tu voulais convaincre une femme de se lancer dans la tech, tu lui dirait quoi ?

Aurélie Vache
Bonjour, 

Je me présente, je m’appelle Aurélie, je suis développeuse depuis presque 15 ans. Anciennement Développeuse Java J2EE (JEE), puis Ops, développeuse Web, Full-Stack, Lead et depuis plus de 2 ans Cloud Developer et DevOps sur des projets de véhicules connectés et autonomes.

Et durant mon temps libre, qui n’est plus si libre que cela ^^, je suis l’une des leaders de Duchesse France, une association qui promeut les femmes développeurs et les femmes travaillant dans l’informatique, et fortement impliquée dans l’initiative de coaching #AdoptADuchess, qui aide les développeur(se)s débutants et en reconversion.

Commençons par le commencement :

contrairement à ce que l’on pense, ce qu’on peut lire, voir à la télévision :

  • Travailler dans la tech ne signifie pas passer 10 heures par jour en tapotant sur son clavier et en regardant ses écrans.
  • Travailler dans la tech n’est pas réservé aux hommes, blancs, à lunettes, qui mangent des pizzas et boivent de la bière.
  • Travailler dans la tech n’est pas réservé aux geeks, aux fanas des dernières technologies.
  • Travailler dans la tech n’est pas réservé aux accros du baby foot, du ping pong et des nerfs.
  • Travailler dans la tech n’est pas réservé aux ninja, rockstar, guru, diva …

La liste ci-dessus n’est que la partie visible de l’iceberg, de ce que l’on croit savoir sur les métiers techniques de l’IT, sur les préjugés et les stéréotypes, malheureusement ils ont encore bon dos et il est temps d’arrêter de les croire.

Une fois que l’on oublie ces fausses vérités, on peut passer aux choses sérieuses et entrer dans le vif du sujet.

Travailler dans la tech, c’est en vérité :

  • La possibilité de travailler en remote / en télé-travail
  • Apprendre tous les jours
  • Faire des erreurs et surtout apprendre de ses erreurs
  • Travailler en équipe
  • Communiquer
  • Une étendue de métiers passionnants, divers et variés (du design, à l’ergonomie, en passant par le développement d’applications et l’administration de bases de données). Il y en a pour tous les goûts et pour tous les profils.

Lorsque l’on pense à la technique ou au numérique on pense d’emblée aux personnes qui parlent un langage bizarre avec des 0 et des 1, que l’on appelle les “codeurs” ou les “programmeurs” et de l’autre il y a ceux qui réparent ou montent des ordinateurs et qui vous installe les drivers de votre imprimante.

Tiens, encore un stéréotype ;).

En vérité, il y a énormément de métiers dans la tech / dans le numérique, un éventail énorme de possibilités de carrière et des nouveaux métiers sont créés chaque année en fonction des nouveaux usages.

Pour en citer quelques uns, il y a les métiers liés à l’UI, au design, à l’UX, à l’ergonomie, centrés sur l’utilisateurs, les métiers liés à l’agilité, aux serveurs, physiques ou virtuels, au Cloud, aux conteneurs, aux bases de données, à la Data, aux applications desktop, mobiles, aux développement de sites internet …

Concentrons-nous sur le métier de Développeur(se), et oui c’est le mien donc je me sens plus légitime pour en parler ;-). 

Contrairement à ce que l’on peut penser et imaginer, on ne travaille jamais à 100% seul devant son écran, on travaille en équipe, on communique énormément que ce soit à l’oral, ou bien en visio ainsi qu’à l’écrit. La communication, le confrontement d’idées, les échanges, l’entraide, font partie du quotidien du développeur.

Etre développeur, et développeuse, signifie que chaque journée peut être différente. Vous pouvez travaillez sur l’architecture d’un projet, puis déboguer une fonctionnalité afin de trouver ou se situe l’erreur et éventuellement la résoudre, communiquez avec vos collègues, faire du pair-programming, démontrer la nouvelle version de votre produit, “jouer” avec la nouvelle technologie de conteneur à la mode afin d’essayer d’éprouver le concept et éventuellement l’utiliser dans vos futurs développement … Il y à tant de choses à faire et à découvrir.

Lorsque l’on est développeur on n’est jamais seul. Il existe des réseaux d’entraide, des sites internet comme stackoverflow, openclassroom (anciennement siteduzero ^^). Vous pouvez vous former également grâce à des MOOCs, des formations gratuites et payantes avec certification à la clé … 

Donc voilà, chaque journée est différente, on ne s’ennuie jamais, on apprend tous les jours, on est payé à faire des erreurs et surtout à apprendre de ses erreurs, on est en général bien payé … et … soyons honnêtes, les développeuses sont actuellement chouchoutées dans les entreprises et auprès des recruteurs ! 🙂

Un avantage qui peut être également important est qu’un développeur peut plus facilement faire du remote (du télétravail) et peut travailler avec des horaires flexibles. Le remote se démocratise de plus en plus et peut être très pratique.

Le métier du développement ne consiste pas à taper des centaines de lignes de code, mais c’est un métier créatif, qui demande de la logique et de la persévérance.

S’il y a une autre chose à savoir c’est que j’adore également partager mes connaissances, compétences et retours d’expérience, et avec les communautés bienveillantes existantes, c’est possible et accessible. Je ne connais pas un autre secteur de métier qui permet d’assister à des conférences organisées par des bénévoles, avec des speakers/orateurs bénévoles également et qui prennent de leur temps et énergie pour transmettre et partager aux autres, tout simplement. Grâce à cela on peut se former en continue et développer son réseau.

Pour finir, je vous dirais que je suis consciente de la chance que j’ai de faire un métier que j’aime, qui me passionne, qui fait que je ne peux jamais m’ennuyer, qui me challenge tous les jours. Le métier de développeur permet de passer du statut d’utilisateur à celui d’acteur. Alors, le numérique / l’informatique / travailler dans la tech, et pourquoi pas toi ? 🙂

Tu peux retrouver Aurélie sur son twitter ou son site personnelMerci beaucoup Aurélie d’avoir pris le temps de répondre à ma question !



Par les développeuses, pour les développeuses

Pour plus de développeuses, les femmes s’organisent. Ces 10 dernières années, quelque chose qui n’existait pas avant s’est mis à apparaître de partout. Duchess, Women who code, Girls In tech, Ladies of code et les trois milles autres dont j’oublie de te parler. Ces organisations font énormément pour faire bouger les choses encore plus vite. À travers conventions, meetup, talks et formations, elles mettent en avant les développeuses et leurs compétences.



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Dans un domaine dominé par les hommes, il y a souvent une seule femme dans la pièce. Dans ces conditions, un sentiment de non-appartenance apparaît. Alors, évidement pas toujours hein, mais fréquemment c’est le cas. Et ces organisations font quelque chose d’aussi simple qu’extraordinaire. Elles réunissent énormément de développeuses au même endroit.

Le fait de voir que d’autres personnes vivent exactement la même situation que soi est incroyablement libérateur. Et comme dans l’histoire de Francisca Schlesinger, ça crée carrément des vocations.





Je vais être tout à fait honnête avec toi, à part ce que je viens de te raconter, je ne connais que très mal ces organisations. J’ai jamais participé à l’un de leurs meetup. Du coup je me suis posé la question de ce qu’elles apportent de plus aux développeuses. J’ai donc décidé de poser la question à une personne qui sait tout sur l’organisation Duchess France.



Bonjour Agnès ! Qu’apporte l’association Duchess France au jeunes développeuses qui se lancent dans ce métier ?

Agnès Crepet
Je vis aujourd’hui sur Amsterdam, je bosse chez Fairphone. Mais je suis toujours investie dans Ninja Squad que j’ai cofondé en France en 2012 avec 3 autres développeurs passionnés et dans la conférence MiXiT qui fêtait ses 10 ans en 2020, une conférence qui met l’accent depuis ses débuts sur la diversité et l’éthique dans la Tech. Je suis également investie depuis une petite dizaine d’années dans Duchess France qui est un groupe destiné à mettre en relation les femmes techniques dans l’IT.
On essaie d’accroître leur visibilité. On aimerait par exemple voir plus de femmes prendre la parole dans des conférences techniques. Pour ce faire on peut s’entraider pour la relecture de propositions à des call for paper ou pour répéter les talks.

Pour faire connaître nos métiers et partager notre passion, nous sommes également présentes sur des forums, ils nous arrivent d’intervenir dans des collèges et lycées. On organise également nous même des événements (Workshops techniques, Conférences). Aurélie a déjà mentionné le super programme sur lequel elle est fortement impliquée, l’initiative de coaching #AdoptADuchess, qui aide les développeur(se)s débutants ou en reconversion.

Enfin nous croyons que des rôles modèles sont indispensables pour inspirer, motiver et aider d’autres femmes – qu’elles soient étudiantes ou en reconversion – à se projeter dans ces domaines techniques de l’informatique. Dans ce but, nous publions des portraits de femmes qui parlent de leur métier, leur passion pour le code et la technique.

Tu peux retrouver Agnès sur son twitter et son site personnel. Merci beaucoup Agnès d’avoir pris le temps de répondre à ma question !



Bon maintenant qu’on a fait un peu le tour de tout ce qu’il y avait de positif pour les développeuses, il est temps d’aborder un sujet moins fun.



T’es forte pour une fille

Dans un domaine autant masculin, très fréquemment, on a vite une ambiance vestiaire de sport. Le sexisme est évidemment une réalité dans le monde du développement. Il y a tellement d’exemples et de témoignages que ça serait juste ridicule de dire le contraire.

En tant qu’homme qui travaille presque exclusivement avec d’autres hommes, je ne me rendais pas bien compte de tout ça. Et, il ya quelques années, un petit événement en particulier m’a ouvert les yeux sur ce sujet.

Nous sommes en 2015, je suis à un meetup dev sur Lyon. Y’a plein de monde, dont quelques filles, ce qui est super rare. Évidemment, je m’incruste dans une discussion avec l’une d’entre elles et un autre développeur. On discute de tout et de rien, puis on aborde un sujet très technique sur une technologie récente. Il se trouve qu’elle venait justement de boucler un projet avec cette technologie et qu’elle avait réponse à tout. Et là, sorti de l’espace, le développeur en question lui dit “Ha ouais ! T’es forte pour une fille !”.



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Le pire dans cette histoire c’est que lui, ça se voyait à sa gueule qu’il ne voulait pas être sexiste. Il était vraiment impressionné. Il était tellement pas habitué à voir une femme dans son domaine qu’il a dit ça naturellement. Comme un super compliment quoi ! Mais c’est évidemment super sexiste. Le résultat d’une façon de voir les femmes dans ce métier. Et c’est surtout incroyablement violent à entendre.

Ce sujet m’a encore plus surpris quand j’ai commencé à poster sur ce blog. J’ai déjà reçu des mails d’insultes dans le passé m’expliquant que je faisais le jeu des féministes avec l’écriture inclusive. Ouais, t’as bien compris, parce que je mets “développeur(euse)” dans le titre. Y’a des gens comme ça. Et je te parle même pas des remarques sur Reddit et Twitter.

Maintenant que j’ai lourdement insisté là-dessus, je suis obligé de faire l’avocat du diable. Partout où je suis passé, j’ai trouvé les hommes super accueillants auprès des femmes. Oui le sexisme est une réalité, Internet c’est l’enfer et y’a des gens qui sont maladroits. Mais partout où je suis passé, c’était extrêmement bienveillant. Ce que je veux dire c’est que le sexisme n’est pas une règle absolue dans le développement. Je pense même que la majorité des organisations sont loin de tout ça. Je suis peut être naif, mais j’ai quand même l’impression que l’écrasante majorité des personnes dans la tech veulent plus de développeuses.

Mais bon voilà, je suis un homme qui parle des femmes. Je vais me faire atomiser par les Internets. Certains vont parler de bien-pensance féministe et d’autre de mansplaining de machos qui devrait même pas aborder le sujet. Tant mieux. J’assume. Si ça peut faire parler un peu plus sur le sujet, ça me va.



On a besoin de développeuses

On a besoin de plus de développeuses pour la même raison qu’on a besoin de plus de diversité de façon générale. La diversité, ça veut dire plus de créativité, d’ouverture d’esprit et de solutions innovantes. Si t’es dans une boite remplie de clones, tu vas faire la même chose toujours de la même façon. Par contre, si tout le monde est différent, les avis vont se confronter et de meilleures idées vont émerger. Un avis et une façon de voir les choses féminines va tout changer dans un contexte fortement masculin.





On a besoin de plus de développeuses, car la pénurie de ce domaine est folle. Une arrivée massive des femmes pourrait aider à combler la demande. Les hommes ne sont pas plus logiques que les femmes. Et vice-versa. Absolument rien ne prédétermine les hommes à dominer ce domaine.

Alors, en effet on ne peut pas améliorer les choses en forçant les embauches de femmes. Le seul critère valable pour embaucher quelqu’un doit être ses compétences. Par contre on améliora les choses en injectant naturellement plus de développeuses dans le marché. Plus on en parlera, plus on verra de femmes s’y intéresser, et plus elles s’intégreront à ce marché.

On a besoin de plus de développeuses, car les IA deviennent littéralement sexistes. Les algorithmes reproduisent les stéréotypes de notre société. Et tout ceci arrive, car ce sont toujours les mêmes personnes qui sont derrière ces algorithmes. Les données biaisées que bouffent ces systèmes ont un impact sur les offres d’emploi ou les formations proposées aux femmes sur internet. Il est temps que les femmes aient leur mot à dire sur ces données avant que la situation s’aggrave.



Épilogue

J’ai la chance infinie d’avoir un peu de trafic sur ce petit blog. Alors pour plus de développeuses dans le métier, il fallait que je t’en parle. Je pense que plus on en parle, plus c’est possible d’améliorer les choses. Ça serait vraiment bien d’avoir une parité moins immonde. Et si on ne fait pas tout pour la promouvoir, on l’aura jamais.

Qui me parle ?

jesuisundev
Je suis un dev. En ce moment je suis Backend Développeur / DevOps à Montréal. Le dev est l'une de mes passions et j'écris comme je parle. Je continue à te parler quotidiennement sur mon Twitter. Tu peux m'insulter à cet e-mail ou le faire directement dans les commentaires juste en dessous. Y'a même une newsletter !

78 commentaires sur “Pour plus de développeuses”

  1. Ouais… faudrait peut-être s’interroger sur l’ouverture d’esprit du monde de l’informatique. S’il y a si peu de femmes, c’est peut-être aussi parce qu’on y trouve une belle brochette de machos bien gras.
    Il y a d’autres secteurs, notamment dans l’industrie nautique (pour évoquer mon expérience personnelle), où la proportion de femmes est importante et où se faire diriger par l’une d’entre elles ne pose aucun souci. Elles ont beaucoup plus de souplesse dans le commandement. Le monde de l’informatique est clairement arriéré.

          1. Miamondo a partagé son point de vue basé sur son expérience personnelle.
            Tu lui dit que ce qu’il (ou elle) dit est faux, basé sur ton expérience personnelle.

            En quoi ce que tu dis toi prévaut, alors que vous parlez tous les deux de votre propre expérience (forcément pour partie subjective et donc biaisiée) ?

          2. Tu sais pourquoi Luc ? Parce que Miamondo a donné la règle “le monde informatique est arriéré”. Tu peux prouver que c’est faux en donnant un contre-exemple, comme azazaz prétend en avoir.

          3. Attention à la mauvaise manipulation de la logique. Si la généralisation est quelque chose d’absolu (comme “tous les cygnes sont blancs” ou “il n’existe pas une seule entreprise de l’informatique arriérée”), un seul contre-exemple suffit à la détruire. Mais si la généralisation est moins radicale (comme “les cygnes sont souvent blancs” ou “le monde de l’informatique est arriéré”), un contre-exemple n’est en rien une démonstration de la fausseté de l’affirmation.

            De mon expérience personnelle, j’aurais tendance à la nuancer. Les arriérés sont plutôt aux postes de commerciaux et de direction. Les informaticiens arriérés sont plus rares, mais ils sont très nuisibles.

  2. C’est vraiment fatiguant de lire partout que les femmes sont des victimes de la vilaine société qui les conditionnent et les empêchent de faire la même chose que les hommes. A quand un appel à la responsabilité ? D’autant plus en France ou dans les pays occidentaux où les femmes n’ont jamais eu autant si ce n’est plus d’avantages que les hommes.

    Il y a de nombreux inconvénients à la diversité et à la mixité dont tu ne parles absolument pas. Par exemple, des opinions trop contrastées conduisent à beaucoup de temps perdus et à des dissenssions dans l’équipe.

    Je m’attendais à un article critique, au final c’est juste ce que l’on entends partout. Je suis déçu par cet article qui est superficiel.

    1. “victimes de la vilaine société”
      “les pays occidentaux où”
      “inconvénients à la diversité”
      OK 😂 “molotov” on t’a reconnu : Mais vas plutôt donc poster ce genre de trucs sur Facebook !

      1. Loys, tu veux bien arrêter de spammer tes bétises stp? retourne donc sur reddit dans ta boîte de résonnance qui te permettra de bien rester dans ton dogmes et dans tes convictions.

        @anony j’avoue être également déçu par le ton très dans le temps de l’article. On peut traiter un problème sans tomber dans la caricature.

    2. En même temps, quand tu regardes des grands rassemblements de dev style fosdem, y a pas foule de femmes. Au doigt mouillé < 1% de l'assistance et < 0,1% des conférencier.es.
      Pour autant, ce qui se dit au cours de ces events conditionnent nos vies numériques d'aujourd'hui et de demain.

      1. Oui mais peu importe, c’est la faute des hommes sexistes si les femmes ne s’intéressent pas au domaine.

        Oui à la liberté de choisir une voie, oui à la punition des comportements déplacés, stop à la discrimination positive qui est contre productive à tous les étages.

    3. Si on l’entend partout, c’est qu’il y a une bonne raison.
      La diversité c’est non seulement bien pour mixer les avis et sources d’idées et d’innovations. Mais aussi pour arrêter de briser des rêves à l’orientation. Quand une jeune fille, en plein questionnement sur son avenir se ose la question de l’informatique et qu’on lui répond, entre autre, qu’il faudra bosser avec la plus grosse de concentration de sexisme/paternalisme tous milieux confondus… Bah ça décourage vite.

      Un appel à la responsabilité ? Tout-à-fait. C’est notre responsabilité, nous les dev’ et autres métiers de l’informatique, de faire des efforts pour tendre vers la parité.

      Si t’es pas d’accord, le métier n’a pas besoin de toi 🙂

      1. Non ce n’est pas ma responsabilité. Ma responsabilité est individuelle, tendre vers la meilleure version de moi-même. Comme cela devrait l’être pour tout le monde.

        Prétendre que les femmes ne peuvent pas accéder au métier de dev aujourd’hui est d’une bêtise qui confine à la sottise: il y a un tel déséquilibre entre l’offre et la demande, au profit des devs, que même un manchot aveugle pourrait trouver du taff s’il joue bien ses cartes.

        1. On est bien d’accord : “s’il joue bien ces cartes”, sinon c’est cramé, il risque de ce retrouver au point de départ, le cul sur la glace, à compter les icebergs. Mais alors, comment peut il aspirer à une meilleure version de lui-même (comme tout un chacun) dans ces conditions?

    4. Salut,

      Merci pour ton commentaire.

      – Je ne dit pas que les femmes sont des victimes mais plutôt qu’elle sont influencées, comme les hommes, par leur environnement.

      – Un appel à la responsabilités auprès des femmes ?
      Je te rejoins pas la-dessus mais je respecte le point de vue.

      – Et je suis pas mal critique dans cet article. Peut être pas assez. Mais je fait l’avocat du diable sur le sexisme en tant que tel. Je me positionne même contre la discrimination positive en disant que seul les compétences doivent être prise en compte dans une embauche.
      L’article en tant quel c’est juste moi qui en as marre de voir si peu de femmes dans mon domaine.

      Je suis curieux de savoir ce que tu voulais que j’aborde exactement ?
      On peut en parler ici ou on peut échanger par mail : [email protected]

  3. Attention, on peut être bienveillant et sexiste (on appelle parfois ça le paternalisme), c’est un travers dans lequel les hommes de l’IT peuvent vite tomber en souhaitant attirer plus de développeuses pour diversifier le métier.
    Heureusement, il suffit souvent d’exprimer ce qui nous dérange pour que les hommes sincères dans leurs démarches d’ouverture comprennent ce qui ne va pas. Et ces hommes sincères sont tout aussi heureusement les plus nombreux (bien que les relous soient plus encombrant…).
    Il y a encore du travail, mais ça évolue dans le bon sens. Ne nous décourageons pas, mesdames. Et pouce vers le haut pour les hommes qui font leur part de changement 😉

        1. Développe le côté “sans talent” STP, on a hâte d’en savoir plus. Ou n’est-ce encore qu’une insulte creuse lancée de derrière ton écran ? Ta maman était trop sévère avec toi petit ?

  4. J’étais ado dans les années 80, en 3ème tout le monde est passé devant le conseiller d’orientation et on a tous eu la même réponse : informatique (parce qu’il y avait pénurie, pas parce qu’on avait tous le profil pour ça). Résultat, quand ma génération est arrivée sur le marché du travail (fin 80, début 90), il n’y avait plus du tout pénurie, au contraire. Et dans ces cas-là, les entreprises prennent les hommes d’abord (les femmes peuvent rester à la maison ou faire autre chose). Le plein emploi est revenu après, mais le pli était pris, je dirais…

  5. C’est tout de même dingue, toutes les occasions sont bonnes pour mentionner les hommes blancs sous une lumière défavorable. C’est fou, ces gens obsédés par la race.

    1. Peut-être parce que c’est l’ECRASANTE majorité des dev’ ?
      Quel ratio homme / femme en France ? Et dans l’informatique en France ?
      Quel ratio blanc / racisés en France ? Et dans l’informatique en France ?

      De la à prétendre que le métier est actuellement peu ouvert à autre chose que les hommes blanc, il n’y a qu’un pas…

      1. Le métier ne serait pas ouvert? vous êtes vraiment spéciaux les SJW: ce métier est extrêmement ouvert. Il y a un déséquilibre entre l’offre et la demande à notre profit. N’importe qui peut entrer dans ce domaine.

        Mais les femmes ne le font pourtant pas massivement. S’il s’agit d’un défaut d’information, alors informons. Mais stop au discours stigmatisant et culpabilisant des agressifs dans ton genre qui déplacent la responsabilité et font des problèmes de l’individu les problèmes de la société.

  6. Ils y tiennent à leurs privilèges X’D, prêt à tout pour les garder, à conforter leur schéma qu’ils connaissent si bien et leurs zones de confort.
    ça m’étonne même pas, ça confirme que y’a encore énormément de boulot, et notamment dans l’informatique.

    On peut malheureusement être intelligent, sexiste et manquer cruellement d’empathie… d’un coté on demande à des gens de se mettre à la place de personnes qui ont vécu des choses qu’ils n’ont jamais vécu, ni même conscience, et qui sort complètement des cadres dont ils ont été éduqué, et ils ont énormément du mal, c’est hyper triste.

  7. une étude avait montré que plus les femmes sont libres du choix de leurs études, plus elles choisissent des métiers féminins. https://www.developpez.com/actu/287649/Plus-il-y-a-d-egalite-entre-les-sexes-moins-il-y-a-de-femmes-dans-les-STIM-la-science-la-technologie-l-ingenierie-et-les-mathematiques-selon-les-resultats-d-une-etude/

    A mon avis il n’y a à pas de solution à ce “problème” (qui n’en ai pas un). Pour avoir travailler dans des équipes très mixtes, c’est pas plus mal s’il y a un bon ratio homme/femme.

    1. Et j’ajouterais à cela qu’il a été observé dans certains pays nordiques où l’effort de minimisation des différences hommes / femmes est le plus important, que plus cet effort l’est, important, et plus le but recherché s’éloigne (càd les hommes vont vers le technique, les femmes vers le social par exemple).

    2. C’est une vision très limité de se restreindre au simple choix.
      La société est un élément bien plus complexe que ça, par exemple l’éducation, l’environnement social, les parents, interviennent beaucoup dans ce choix, nous ne sommes pas un ensemble d’humain indépendant qui font des choix que par notre simple volonté indépendante, nous sommes surtout des groupes sociaux qui interagissons entre nous.
      C’est aussi pour ça que même un changement de choix politique ne change pas les siècles de civilisation qui ont habitué les gens à quelque chose, cela prend énormément de temps à ce que la société et les gens qui la composent pour les faire changer d’habitude.

      La solution est bien là, sauf que le problème prendra des décennies à changer et à se corriger, on parle d’une civilisation qui a des millénaires de patriarcat, qui ici va croire que ça va se changer en quelques années ? Personne j’espère bien.
      C’est bien pour ça que ça doit être un combat intensif et un combat permanent.

      Surtout que les privilégies vont pas se laisser faire et combattre bec et ongle à conserver leurs privilèges.
      Notre histoire a déjà pas mal d’exemple dans ce domaine, donc ce n’est pas vraiment surprenant.

    1. @LeMaleAlpha : C’est tout a fait l’attitude de mauviette : J’ai pas lu l’article, et les autres sont des moutons. 😂 Soit un vrai mec, pour la première fois de ta pauvre vie : Argumente ! 😁

  8. J’ai pour le coup un contre-exemple d’une développeuse qui est très contente de travailler avec une majorité d’hommes et une minorité de femmes.

    Selon elle, les hommes sont plus certes plus “cons” mais bien moins “relous”. Ce sont ses mots, patapé. Pour nuancer, elle estime qu’il est plus agréable socialement de travailler avec des hommes qu’avec des femmes, il y a moins d’histoires, même s’ils ont tendance à être parfois immatures.

    Donc finalement… laissons les femmes faire ce qu’elles veulent. Si elles veulent pisser du code, qu’elles viennent. Nous les accueillerons toujours avec un regard bienveillant et une bonne dose d’immaturité ;).

  9. Stackerine.com propose une formation rémunérée pour les femmes qui souhaitent se reconvertir dans le dev FullstackJS.
    Si vous souhaitez avoir plus de femmes dans vos équipes, n’hésitez pas à nous contacter.

  10. Il est malheureusement étonnant de voir une femme développeuse. Une bonne partie des femmes développeuses que j’ai connu ont fini MOA, c’est culturel comme dit dans l’article, les développeuses ont tendance pour certaines à migrer vers des postes avec plus de relationnel

  11. Hello,
    Je suis développeuse et je viens de finir ton article, je les apprécie et surtout la profusion de liens dont tu nous abreuves !
    Je te rassure sur ton “mainsplanning”, j’ai moi-même peu ressenti le sexisme dans mon domaine (pas comme dans la vie !), à l’école j’ai plutôt l’impression que nous étions “chouchoutées” et dans la vie pro j’ai surtout rencontré des équipes qui étaient ravies d’accueillir enfin une femme, je me demande même si ça ne joue pas en notre faveur au niveau du recrutement. Mais il ne s’agit ici que de mon expérience purement perso qui ne reflète peut-être en rien la majorité.

    Au niveau des commentaires, j’ai lu qu’on voyait peu de femmes aux events en dehors du boulot, peut-être cela est-il aussi du aussi à notre statut qui perdure encore dans la société (plus de tâches ménagères, enfant à gérer etc donc moins de temps dispo pour ce genre de choses)
    Je passe dur d’autres commentaires affligeants… #ouinouin

    A l’heure actuelle cependant, après une 15aine d’années, je n’ai toujours pas eu l’occasion de travailler moi-même avec une autre développeuse dans l’équipe ! Dingue non ?

    Bonne continuation

  12. Très bon article comme d’habitude Mehdi ! Merci pour ta contribution

    Je me suis d’ailleurs empressé de partager ton article à notre développeuse là où je travaille.

    Nous avons été très heureux de l’accueillir et cela nous apporte de toutes nouvelles approches en terme de développement qu’on aurait pas eu tous ensemble entre mecs!

    La relation avec les clients est aussi différente je trouve mais dans le bon sens du terme sur les projets où j’ai pu travailler avec.

    Alors je dis oui pour plus de développeuses !

  13. Très bon article qui fait pas mal réfléchir. Je me demande toutefois ce qu’on peut faire en tant que dev pour changer ça.

    Je m’explique. A mon sens ce n’est pas au niveau de l’entreprise que ce problème peut être résolu mais au niveau de notre société.
    En effet on remarque souvent que les devs (en général) accueillent plutôt bien la gente féminine, du coup le problème ne serait il pas d’un point de vue éducatif dans notre société?

    Du coup que peut on faire? Intervenir dans des universités pour parler développement? Dans des lycées? Relayer ce genre d’articles?

    Je pense qu’on est nombreux/nombreuses à vouloir faire quelque chose mais on ne sait pas trop comment faire malheureusement.

    Toutefois il faut à mon sens faire quelque chose (sans faire de discrimination positive genre: «on va recruter cette femme parceque c’est une femme» (oui ça arrive ce genre de choses)), afin d’éviter les discours type «les femmes ont rien à faire dans l’informatique. Elles ont plus un côté artistique.» (véritable phrase entendu par un développeur …)

  14. Hello,
    Merci d’aborder le sujet et pour ton article!
    Cependant, je pense qu’il manque un point très important : la rémunération.
    On a beaucoup de choix d’entreprises et ça joue sur les salaires qui ne sont pas du tout mauvais!
    Et, à mon sens, on ne le dit pas assez aux collégiennes/lycéennes, ça pourrait jouer dans leurs décisions.
    C’est cool d’avoir un métier intéressant c’est encore mieux quand il nous permet d’accéder à un certain confort.

  15. Article très intéressant. En tant que femme dev, je dirai que effectivement, la question n’est pas de savoir si on peut le faire, si c’est un métier fait pour nous, si on en est capable. Contrairement à certaines, dans ce métier je ne me suis jamais sentie “à part”, et les devs m’ont toujours considéré comme un égal. En fait le métier en soit, il n’a vraiment rien de sexiste!
    Par contre, il faut quand même se dire que si la diversité est recherchée et favorable, aujourd’hui c’est un milieu avec une majorité d’hommes. Il y a des boulots où c’est l’inverse, il y a 90% de femmes. En dehors de l’aspect métier, il y a l’aspect ambiance, relation humaine. Est-ce qu’en tant que femme, tu te sens bien dans une équipe (souvent exclusivement) de mecs? Si on avait plus de femmes devs, cette question ne se poserait plus. Il y en a que ça ne dérange pas, d’autre oui. Comme un mec qui se retrouverai à bosser qu’avec des nanas ne se sentirai pas forcément à sa place, et aurait du mal à participer aux conversations pendant la pause café.

  16. STOP à la propagande ultra féministe qui amène à la discrimination positive, qui pour le coup est une véritable discrimination, mais qui met à mal les hommes. Il faut arrêter de se focaliser sur les chiffres de parité homme / femme, ça n’a aucun sens, parce que quoi qu’on en dise, les hommes et les femmes sont bel et bien différents, ont des goûts différents, et c’est pas une mauvaise chause, au contraire, on est complémentaire. Ce qui compte vraiment, c’est l’équité homme / femme, cet à dire de donner les mêmes moyens aux deux parties sans discrimination, et les études tendent à montrer aujourd’hui que c’est bien le cas, voir même qu’il y a un très léger avantage pour les femmes. Petite touche d’expérience personnelle : Il y a effectivement une minorité de femmes en effectif, et ça n’a jamais causé le moindre tord en terme d’ambiance, ou de mise à l’écart etc…

    1. Salut Joannick,

      Merci pour ton commentaire.

      Si tu lis bien l’article je fait l’avocat du diable sur le sexisme en tant que tel. Je me positionne même contre la discrimination positive en disant que seules les compétences doivent être prises en compte dans une embauche.

      Cet article c’est juste moi qui en a marre de voir si peu de femmes dans mon domaine. En aucun cas de la “propagande”. En tous cas c’était pas mon objectif.

      Je suis curieux de savoir ce que tu aurais voulu que j’aborde pour être plus critique ?
      Avoir tous types d’avis et de critique m’aide à améliorer la qualité du blog.
      On peut en parler ici ou on peut échanger par mail : [email protected]

  17. Je réponds quand même sur le fond (après avoir rebondit sur d’autres commentaires).
    L’article est vraiment très bien parce qu’il souligne bien les biais culturels qui amènent certaines personnes (hommes comme femmes) bien intentionnées à dire/faire des choses déplacées sans le vouloir (l’exemple du « t’es super forte pour une fille » est typique).
    Même en étant sensibilisé à ce sujet, je découvre régulièrement des biais de ce genre auxquels je ne faisais pas forcément attention parce qu’ils sont purement issus de la culture de notre société. Mais comme tous traits culturels, ce sont des choses qui mettent du temps à évoluer, souvent parce qu’elles ont des origines liées à notre histoire, et sur lesquelles on doit rester attentif et rendre attentifs les gens autour de nous. Le temps fera le reste.

    En tout cas, à titre personnel, je travaille ou je rencontre en général des gens très bienveillants dans ce domaine. Et il me semble que l’aspect le plus compliqué à faire changer sont de l’ordre des discours (mots, expressions, blagues…) qui sont fortement inscrits dans nos habitudes et c’est ce point sur lequel on a le plus d’efforts à fournir.

  18. Mouais bof, c’est pas que les femmes ont pas envie d’être dev, c’est surtout qu’elles sont pas cons : les employeurs dans l’informatique n’embauchent pas les femmes. Je sors d’une POEI où on était 2 filles sur 10 personnes, bah les employeurs ont fait exprès de n’embaucher aucune des deux alors qu’on était ultra-compétentes et parmi les meilleurs (la POEI d’avant il y avait aussi une fille qui n’avait pas été embauchée parce que la recruteuse, toujours la même, était sexiste).
    perso j’ai pas aimé l’article. ça part d’un bon sentiment mais le contenu n’y est pas. Bon j’ai appris des choses en lisant, mais l’interprétation est incorrecte. Le problème n’est pas l’image de l’informaticien geek dans la société, au contraire, il y a beaucoup de filles geeks que ça peut attirer (le milieu geek n’est qu’en apparence très masculin, c’est juste que les filles geeks socialisent moins en milieu geek).
    Le problème n’est pas les clichés, c’est la formation des filles en informatique (déjà s’il y avait une vraie formation en programmation à l’école avec épreuve au bac…) et l’embauche par les entreprises (les rares femmes dans l’informatique sont ultra-qualifiées, ce qui rend encore plus difficile l’accès au premier emploi dans ce domaine pour les femmes juste diplômées, et les recruteurs vont avoir un plus haut niveau d’exigence envers les femmes qu’envers les hommes).
    Bref c’est pas qu’on veut pas bosser c’est qu’on trouve pas de taff.
    Dsl pour le coup de gueule.

  19. Le theme de la formation a été pas mal abordé sur les commentaires. Si un billet pouvait poper sur le sujet ? … Disons que c’est quelque chose d’assez frequent de se comparer aux / ou préjuger des formations réalisées par ses collègues. Ca peut meme rendre la situation toxique dans une boite / projet. On en parle des formations expresses notamment pour reconvertis type En-4-a-9mois-top-chrono-je-te-propulse-developpeur(euse) ?

  20. Plusieurs choses :
    – je souhaite te féliciter pour tes articles, car ils sont généralement de bonne qualité.
    – bon courage vu l’avalanche de commentaires que tu vas te taper et dont la plupart sont sans argumentation
    – comme la plupart des acteurs de l’informatique je suis pour plus de développeuse, mais
    + je suis contre la discrimination positive et mesdames vous devriez l’être également.
    ++ Etre embauchée pour ce que l’on est et pas pour ce que l’on sait faire renforce l’idée (fausse) que vous n’êtes pas compétentes.
    ++ Ca ne m’a pas apparu évident dans l’article mais les commentaires ont révélé que tu étais de cet avis aussi, donc je n’insiste pas, mais peut-être faudrait-il clarifier ton propos.
    ++ Dans une des sociétés avec laquelle j’ai travaillé, des femmes étaient embauchées pour remplir les quotas, évidemment comme les écoles ne sortent pas assez de femmes, ils se sont retrouvés avec des incompétentes (ce qui est mathématiquement normal). Ce qui accentue l’idée d’incompétence d’où les phrases : “t’es forte pour une fille” quand quelqu’un est juste normal
    ++ Je trouve également que toutes les associations où seules les femmes sont acceptées accentue le phénomène, dans le sens où il faut des associations pour femmes (Duchess…) pour vous voir alors que vous devriez vous imposez sans elles (Attention, je n’ai rien contre, je dis juste que ça a finalement l’effet inverse)
    + Il y a une vraie réticence pour les femmes à aller vers l’informatique et les sciences et je ne comprends pas pourquoi. J’ai dû mal avec l’argument que la société les conditionne pour ne pas y aller alors qu’en fait tout est fait pour qu’elles y aillent. Quand je leur demande pourquoi, en général la réponse est “ca ne m’intéresse pas”. Quelques petits nombres issue de mon expérience (qui n’est certes pas représentatif de la société mais quand même) : 10% de femmes dans ma classe de prépa, 20% dans mon école d’ingé toutes filières confondues, à peine 10% dans l’informatique et 5% dans l’électronique (la mienne à l’époque). Pourquoi alors que dans ma classe de Term S il y avait 60% de femmes on se retrouve avec de telles proportions post-bac dans les filières qui embauche le plus (j’ai pas la réponse) ?
    + J’essaye à mon modeste niveau d’évangéliser les femmes et le grand public en général à l’informatique mais le constat est toujours le même : “ça ne nous intéresse pas”

    PS : désolé pour le pavé

    1. Tes arguments me semblent contre-productifs pour le but recherché :

      La “discrimination positive” a ceci d’avantageux qu’elle augmente mécaniquement le nombre de femmes dans les équipes. Les équipes de développement, surtout depuis l’arrivée des méthodes “agiles”, sont très souvent la proie de luttes de pouvoir incessantes (sur le choix des technos, des architectures, etc.) et dans ces débats, les développeuses sont systématiquement mises de côté. Le fait qu’elles soient plus nombreuses et unies au sein des équipes augmenterais leur pouvoir et leur permettrais d’être plus écoutées.
      Plus nombreuses, elles auraient aussi ce droit très reposant à la médiocrité. J’ai croisé dans ma carrière nombre de développeurs médiocres, jamais de développeuses médiocres. Rien de biologique à cela, elles sont beaucoup plus “attendues au tournant” que leurs homologues masculins. La conséquence c’est qu’elles subissent beaucoup plus de pression pour atteindre et conserver ce niveau d’excellence.
      On peut se désintéresser d’un sujet pour beaucoup de raisons : que cache un “ça ne m’intéresse pas ?”. Ça ne m’intéresse pas de passer ma pause café à discuter de bagnoles ? Ça ne m’intéresse pas de bosser dans un environnement où je devrait subir des choix de technos que je désapprouve ? Ça ne m’intéresse pas de subir une pression constante pour montrer que je suis aussi compétente que mes collègues ? Ça ne m’intéresse pas de travailler avec un salaire inférieur et des opportunités d’évolution réduites ?

      Les associations de regroupement de développeuses sont à la fois symptomatiques (il n’existe pas d’association de développeurs hommes. Pourquoi à ton avis ?) et essentielles au rétablissement des équilibres dans notre profession.

      1. Roger,

        Tout d’abord, merci pour ta réponse construite et argumentée 🙂
        C’est la base d’un débat sain où chacun peut échanger ses idées, aussi différentes soient elles, sans avoir affaire à des commentaires condescendants.
        D’ailleurs contrairement à ce que certains ont pu croire, je ne prétends pas détenir la vérité, mais je donne mon avis basé sur mon expérience et mes valeurs.
        Je crois en l’égalité homme-femme, mais je suis contre toutes les solutions basées sur la discrimination positive, car elle traite les symptômes (avec beaucoup d’effets secondaires) et non la maladie.

        “La “discrimination positive” a ceci d’avantageux qu’elle augmente mécaniquement le nombre de femmes dans les équipes” : C’est bien ce que je critique justement, je préférerais qu’elles soient embauchées pour leurs compétences et non pour ce qu’elles sont.
        Et d’ailleurs on fait quoi 50/50 ? Dans la mesure ou les écoles sortent grosso modo 80/20 on prend 50% de diplomés hommes, 20% de diplomées femmes et on comble les 30% manquant avec des femmes sans qualification en informatique ?
        Sans parler de l’injustice pour les 30% d’hommes qualifiés qui n’y sont pour rien dans l’histoire et qui se retrouve sur le carreau, les 30% de femmes sans qualification vont venir discréditer les 20% de femmes qualifiées qui n’y sont pour rien elles non plus, ce qui ne va qu’augmenter les stéréotypes déjà existants. Au final tout le monde est perdant.

        “les développeuses sont systématiquement mises de côté” : Par contre, les quelques fois où j’ai travaillé avec des développeuses, je n’ai pas eu cette impression (peut-être à tort) ou alors uniquement par les cinquantenaires (qui n’ont malheureusement pas la même mentalité que les nouvelles générations).

        “Plus nombreuses, elles auraient aussi ce droit très reposant à la médiocrité. J’ai croisé dans ma carrière nombre de développeurs médiocres, jamais de développeuses médiocres. Rien de biologique à cela, elles sont beaucoup plus “attendues au tournant” que leurs homologues masculins.”
        Je suis assez d’accord avec toi là dessus. Je nuancerai dans la mesure où personne ne devrait avoir droit à la médiocrité, échouer oui être médiocre non.

        Attention, pour le “ça ne m’intéresse pas”, je parlais de personnes extérieures à l’IT et qui donc a priori n’ont pas conscience de “cette ambiance”.
        D’ailleurs, je trouve que tu as une vision bien stéréotypée des discussions des hommes (bagnoles). En étant embauché dans une entreprise composée à 80% de femmes (pas dans le service IT où c’était l’inverse), l’idée d’avoir des discussions uniquement sur la mode ne m’a même pas traversé l’esprit.
        Au contraire, j’étais ravi d’avoir des personnes avec des centres d’intérêts différents avec qui discuter.

        En ce qui concerne les salaires, s’il y a incontestablement une différence, elle s’explique aussi de manière partielle par le fait que les femmes demandent moins et moins souvent d’augmentation. Petite anecdote : lors de l’embauche d’une prestataire (testeuse) qui était tout aussi si ce n’est plus compétente que les deux hommes du service QA, celle-ci m’a demandé 30K€ alors qu’elle aurait pu prétendre à 38 (comme ses deux homologues). Etant avec la RH (qui est une femme au passage) je n’ai rien pu faire, et elle se retrouva donc avec un salaire 8K inférieur alors qu’elle les méritait largement (un vrai crève coeur). La RH m’a avoué que si elle avait demandé 38 elle les aurait eu…
        Et ce n’est pas une généralisation à partir d’un exemple, je pourrais en fournir d’autres.

        “Les associations de regroupement de développeuses sont à la fois symptomatiques” : si l’intention est louable, je trouve que ce n’est pas la bonne méthode

  21. Nous sommes toutes et tous le résultats d’une éducation et d’une société genrée. Publicité, sport, pornographie construisent nos représentations sociales et expliquent pour beaucoup les freins à l’orientation des filles vers des filières étiquetées «masculin».
    Enfin, la charge mentale pour les jeunes parents femmes est bien une réalité violemment vécue. Nos employeurs ont à y réfléchir.
    Hey! Moi je pense que cet article et ce fil de commentaires relativement bienveillants où chacun|chacune écoute l’autre n’aurait pas pu exister il y a encore quelques années, si ce n’est quelques mois. La note d’espoir de cette semaine.

  22. M’étant intéressée à l’histoire de l’informatique, l’idée selon laquelle les métiers ont un sexe n’arrive pas dans les années 80, elle existe déjà. Et on considérait déjà les hommes comme étant fait pour la technique. Seulement, à l’époque, la technique, c’était le hardware. Le logiciel, c’était considéré comme un boulot de secrétaire… d’où la forte participation féminine ! D’ailleurs, certains employeurs préféraient les femmes car ils les considéraient naturellement plus enclines à comprendre les algorithmes. En effet, le tricot ou une recette de cuisine, ce sont des algorithmes, du coup, la programmation informatique était considérée comme une capacité naturellement féminine. Bref, c’était déjà du sexisme, il n’était juste pas le même que maintenant.

    Je crois que les commentaires parlent d’eux-même sur pourquoi il y a si peu de femmes dans l’informatique. Les gros relous qui veulent garder leur pré carré pour seulement les hommes sont très rares dans le métier (je n’ai jamais eu de mauvaise expérience de ce genre), mais omniprésents sur Internet. Une fille qui veut se renseigner sur le métier tombera forcément sur un Molotov/azazaz/anony dès qu’on parle de femme dans l’informatique. D’ailleurs, pour avoir discuté parfois avec ce genre d’abruti, ils ont pas la moindre compétence technique. Ce sont juste des macho premium qui occupent leur chômage et leur célibat à dénigrer les femmes sur Internet.

    Concernant l’embauche, l’idée reçue est que les femmes sont privilégiées. Tout le monde en est convaincu. Sauf que le passage au CV anonyme a permis à certaines entreprises de fortement augmenter le pourcentage de femmes employées à des postes techniques. En fait, on est tellement englués dans des mécanismes sexistes qu’on ne s’en rend même pas compte. Comme l’a signalé UneDevAnonyme plus haut, c’est bien plus hard core pour une femme pour décrocher un premier job que pour un homme moins compétent. C’est dur aussi quand on a des gosses. Et puis à compétence égales, faut surtout pas compter sur le même salaire.

    On est aussi poussées vers le fonctionnel. Je comprends pas pourquoi. Lors de l’entretien, tu expliques ton amour des algorithmes velus, et on te file un job d’assistance aux utilisateurs. Le manager en face, parce que t’es une nana, il s’en fout de ce que tu aimes et de ce que tu sais faire, il te file du fonctionnel ou du front où il y a un peu de design. Je suis une quiche en design ! Mais j’ai dû m’y mettre, contrainte et forcée, car là où je brille en programmation, c’est pour les garçons…

    La conséquence, c’est que non seulement y’a moins de fille en école d’informatique, mais en plus, les informaticiennes changent plus souvent de carrière que leurs homologues masculins. Et c’est pas près de changer : j’ai participé au forum des métiers du collège de ma ville, la seule fille qui est venue se renseigner sur le métier, c’était pour son frère. Heureusement, sur les formations de reconversion, des filles on en voit, à la fois brillantes et motivées.

    Voilà, désolée pour le pavé, et encore, j’ai pas tout dit !

  23. Attention grosse contradiction : vu que les hommes et les femmes sont tout aussi compétents, qu’il n’y a pas de mentalité spécifiquement masculine et de mentalité spécifiquement féminine, recruter plus de femmes n’ajoutera pas plus de “diversité”. Prenez 10 hommes au hasard, vous aurez déjà 10 personnalités très différentes. Les humains sont très diversifiés.

    Ou bien on considère que les hommes et les femmes apportent chacun des choses bien différentes, que chaque sexe a ses caractéristiques propres… (ce qui expliqueraient au passage pourquoi les femmes en général n’aiment pas du tout l’informatique…)

    Autre remarque : grosse dose de sexisme dans cet article, quand il est écrit avec complaisance que les femmes sont chouchoutées en ce moment par les recruteurs (qui sont très souvent des femmes d’ailleurs) : c’est la définition même de la discrimination sexiste à l’embauche ! Je préfère largement qu’on recrute exclusivement en fonction des compétences (techniques, relationnelles, gestion, etc.).

    1. Salut Guillaume,

      Concernant ta dernière remarque, j’ai une question pour toi : as-tu l’article ou tu l’as survolé ?
      Parce que je dit exactement le contraire.

      Merci pour ton commentaire.

      1. Salut jesuisundev,
        Oui j’ai bien lu l’article, en effet on est d’accord sur la fin de l’article à propos du recrutement sur les compétences, c’est Aurélie Vache citée longuement qui se réjouissait de cette discrimination (“soyons honnêtes, les développeuses sont actuellement chouchoutées dans les entreprises et auprès des recruteurs ! 🙂”).
        Donc cet argument était utilisé au cours de l’article pour donner envie aux femmes de venir, en leur disant en gros que les entretiens seront moins durs car elles sont privilégiées par les RH en en raison de leur sexe. Dommage qu’il n’y a pas eu un rectificatif à ce moment-là, car ça m’a donné l’impression que l’auteur de l’article était d’accord.

    2. À ma connaissance, les noirs et les asiatiques sont tout aussi compétents que les blancs, ils n’ont pas une mentalité spécifique, et pourtant, on considère que les recruter apporte de la diversité (idem pour les personnes de milieu social différent).
      Ça apporte une diversité de vécu, déjà. Ils ont avec les femmes un point commun que les hommes blancs ne connaissent pas, celui d’avoir vécu la discrimination. Mais plus généralement, il y a une éducation différente, qui apporte une forte diversité dans les connaissances de ces milieux. Pour une entreprise dont les produits s’adressent directement au grand public, je pense que c’est bien utile d’avoir cette diversité, parce que n’importe quel maillon de la chaîne peut remarquer un problème dans l’adéquation du produit avec un groupe de personne particulier, et proposer des solutions pour y remédier. Le handicap est aussi à intégrer.

      Après, c’est très clair que les variations inter-individuelles sont plus fortes que les différences entre des groupes sociaux différents. On peut n’embaucher que des femmes arabes hétérosexuelles sans handicap, et avoir plus de différences entre les membres de l’équipe que si on avait un peu de tout. Mais on va passer plus facilement à côté d’un problème.

      D’ailleurs, c’est valable aussi pour les écoles. C’est pas parce que des gens viennent de la même école qu’ils ont le même caractère. Mais s’ils sont tous passés par le même prof, ils n’auront collectivement qu’une seule manière de résoudre un problème donné, celle enseignée par ce prof.

      1. yoda : Je trouve que ça devient malsain, quand on cherche absolument à avoir tel quota de telle minorité visible… Juger sur des critères bassement physiques, de religion, de handicap ou autre… Ça devient impossiblement compliqué et ça permet toutes sortes de dérives qu’on pourrait éviter en restant concentré sur les réels apports des individus à l’équipe et à l’entreprise. Je préfère une diversité des opinions (critères humains) plutôt que des physiques (critères racistes, sexistes, etc.).

        1. Si on le cherche absolument, c’est malsain en effet. Mais d’un autre côté, on constate que l’anonymisation des CV permet à beaucoup d’entreprises de recruter plus de diversité ethnique, d’âge, de sexe. Il y a donc une solution simple pour améliorer cette diversité dans les équipes.
          Et c’est valable aussi pour les femmes : les entreprises qui recrutent sur CV anonymisé ont un taux plus élevé d’informaticiennes dans leurs équipes. Comme quoi on a le biais cognitif de se croire favorisées, vu qu’on est rares, mais les faits sont plutôt inverses.

  24. Finalement, en voulant absolument que les hommes et les femmes soient indifférenciables car faisant les mêmes boulots, donc ayant les mêmes centres d’intérêt, on agit CONTRE la diversité, en uniformisant les genres…

    1. Euh… Il n’y a que 4-5 genres dans l’humanité. Pour les boulots, il y a a beaucoup beaucoup plus, et les centres d’intérêts, ça doit se compter en milliards.
      Donc pour toi, avoir des milliards d’individus différents, c’est moins de diversité qu’en avoir 4-5 ?

      Certes, ça demande moins de réflexion et moins de choix personnels, c’est peut-être pour ça qu’il y a tellement de gens qui sont pour la différenciation des sexes, c’est tellement plus confortable de se conformer à un moule que décider par soi-même…

  25. Tu as oublié Grace Hopper dans ta liste des pionnières de notre métier, elle est pourtant à l’origine des compilateurs, des languages de plus haut niveau que l’assembleur, des OS portables et de tellement d’autres choses.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Grace_Hopper

    Et comme l’a dit yoda avant moi, le gros du problème de l’absence des filles en IT, c’est le recrutement et l’incompétence franche des RHs de notre domaine. Pour avoir animé quelques POEI, il était clair pour moi que les filles n’ont rien a envier aux hommes questions compétences et potentiels mais quand il est question de les embaucher… c’est là que ça coince… Et c’est bien dommage

  26. Très bon article, j’ai beaucoup apprécié l’intervention d’Aurélie qui explique très bien les avantages des métiers de la tech.

    Je suis également développeuse depuis bientôt 10 ans. Les femmes se sont toujours fait rare sur mon chemin bien que je ressente l’envie autour de moi d’avoir plus de développeuses (qui au passage est un mot que ne connait pas mon correcteur orthographique). Donner envie aux femmes, c’est bien, mais il faut faire attention à ne pas tomber dans la discrimination positive, car savoir qu’on a été recrutée principalement parce qu’on est une femme (et pour faire monter les chiffres sur la parité) n’est pas très valorisant.

    Pour moi, ce n’est pas un problème dans les métiers de la tech spécifiquement, mais un problème de société bourrée de stéréotypes. Je trouvais justement que dans la tech, les hommes étaient peut-être plus ouvert d’esprit et tolérants.

    Nous voulons tous, ou en grande majorité, améliorer les choses sans vraiment avoir de solution définie. Mais à mon sens, nous devons changer les choses ensemble, hommes et femmes, et ne pas faire des groupes de femmes et des groupes d’hommes, mais des groupes mixtes. Car on critique souvent les hommes d’être sexistes ou misogynes, mais beaucoup de femmes le sont aussi, consciemment ou non.

    Merci et à bientôt !

  27. Allez, j’y vais de ma petite expérience. Après une formation, j’enchaîne un stage de 4 mois et on me propose un CDI dans la
    meme boîte à ma grande surprise (ils ont tellement été avares de compliments et ont tellement pointé les erreurs que je pensais ne pas avoir été à la hauteur). Équipe entièrement masculine, certains ont fait la même formation que moi (dont le chef), mais on me propose un salaire bien plus bas de départ (que J’ai tenté de négocier sans succès), ce qui se vérifiera avec les Prochaines embauches: d’un coup il y aura + de budget.
    Ensuite ce sont les blagues graveleuses, les regards « de haut », les insinuations sexuelles, jusqu’au harcèlement de la part du « chef ». J’ai fini en burn out, au bout d’un an.
    Alors oui il y a des équipes qui embauchent des femmes, mais il faut voir ce qu’ils en font.
    J’ai d’ailleurs été témoin de l’embauche d’une nouvelle dev dans l’équipe, ça ne parlait que de sa tronche, sa taille (très grande, ça leur filait des complexes) et ils ont écarté une autre « pas assez féminine ». Voila.

    C’était mon petit retour d’expérience, le reste se comprend dans les commentaires précédents.
    Merci à toi d’essayer malgré tout.

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