L’argent chez les développeur(euse)s

En dehors du titre, le générique masculin est utilisé sans aucune discrimination et uniquement dans le but d'alléger le texte.

L’argent chez les développeur(euse)s

L’argent est important. Dire le contraire est un peu hypocrite. Personne ne travaille que pour le plaisir. Alors, en tant que développeur, comment se positionner niveau salaire ? Et surtout, comment obtenir le salaire que tu veux ?



La ruée vers le dev

C’est un secret pour personne, y’a de l’argent à se faire en tant que développeur. Beaucoup de monde, à tort ou à raison, s’est intéressé à ce métier pour cette raison. Et je suis pas là pour juger. Mais c’est une réalité qu’il faut souligner.

Et souvent, quand on parle de salaire chez les développeurs, on prend tout de suite comme exemple les extrêmes. Tu comprends, il faut faire rêver les gens. On parle des salaires de barjos de développeurs américains dans une FAANG comme Google.





200 K $ US pour un junior et jusqu’à 500 K $ US pour un lead tech. Et ces chiffres, c’est pas des conneries. C’est réel. C’est juste que la Silicon Valley, c’est un monde parallèle pour les développeurs. Je parlais déjà de tous cas dans l’article sur la considération des devs en France.

Et c’est en prenant les échelles de ce monde parallèle qu’on te présente ce métier. Ça marche pas exactement comme ça dans le monde réel.



Dans le vrai monde réel de la réalité véritable

Mon premier salaire en tant que développeur web, débutant, en tant qu’employé d’une PME, en France, en province (Lyon), était de 27K EURO brut.

En sortant à peine de mon stage c’était pour moi une pluie d’argent qui me tombait dessus. À ce moment-là (2011), par rapport à mon niveau, ma ville, et la valeur que j’apportais à l’entreprise, je trouvais ce salaire tout à fait acceptable.

En plus, on m’a promis une augmentation à la fin de l’année. Y’a plus qu’à bosser comme un fou et récupérer tout ça, génial !





Tu t’y attends, il s’est passé ce qui passe partout, tout le temps, pour tous les types de métiers, dans toutes les entreprises qui promettent plein de choses. J’ai pas eu mon augmentation.

Je me suis dit que c’était de ma faute. Il fallait que je travaille plus pour avoir ce que je voulais. Et c’est dans cet état d’esprit que j’ai commencé à travailler vraiment énormément !

Une autre année passe. Je commence à envoyer du pâté. Je connais par cœur les systèmes de l’entreprise, et de manière totalement autonome je ship projet sur projet. J’étais sûr, cette fois que ça allait payer !

Mais non. À la fin de la seconde année, déception. Toujours pas d’augmentation.



Comment obtenir le salaire que tu veux ?

Après deux/trois ans d’expérience en tant que développeur, quelque chose d’important change. Ton Linkedin se met à clignoter de plus en plus. Tu commences doucement à recevoir des propositions de job et/ou de rencontre.

Je décide de répondre à une de ces entreprises qui me contactent. Et le truc central à comprendre c’est que je suis en position de force à ce moment-là.

Je suis un en CDI et rien ne presse. S’ils me disent non pour le poste, ça change rien pour moi. Si le salaire proposé ne me va pas, je me casse, et ça change rien pour moi. Ce détail va être important pendant la négociation du salaire.

Je me suis retrouvé à la fin du processus de recrutement avec une promesse d’embauche à 33K EURO brut. Avec ce papier en main, je suis allé voir mon entreprise pour démissionner. Ils se sont tout de suite alignés.

Ce qui était complètement impossible pendant 2 ans a été mis en place en l’espace de 30 minutes.





Rien de surprenant

Au-delà de tout argument type “je travaille pas que pour l’argent”, “j’aime mon entreprise et mes collègues” que je comprends tout à fait. Si ton objectif c’est l’argent, alors c’est de loin le moyen le plus rapide et efficace pour atteindre le salaire que tu souhaites.

Ça marche pareil pour n’importe quel métier. La fortune sourit aux audacieux.

Mais il y a quand même deux choses qui diffèrent dans le domaine des développeurs.

  • Le marché des développeurs, pour les niveaux intermédiaire et expérimenté, est toujours très fort (même avec une pandémie mondiale grâce au remote). Et ce marché permet des augmentations beaucoup plus impressionnantes que dans les autres domaines.
  • Avec ce marché fort, beaucoup d’entreprises font tout pour ne pas s’aligner. En pariant sur le fait que, soit tu connais pas le marché, soit tu as peur de changer de travail. Ce qui nous amène à des inégalités de salaire incroyable un peu partout.

Au début de cette année 2020, un tweet venant d’un dev mobile aux États-Unis à déclencher un incroyable phénomène mondial. Pour lutter contre les inégalités dont je viens de te parler, ce développeur dévoile publiquement son salaire annuel.





Ça sera alors repris par tous les développeurs dans le monde entier avec le hashtag #KnowYourWorth. Je te laisse aller voir les réponses de ce tweet et les tweets du hashtag pour te rendre compte de l’ampleur que ça avait pris.

C’est allé si loin que quelqu’un à récupéré tous les salaires publiés sur ce hashtag. Il en a fait un Excel public avec le salaire de 700 développeurs à travers le monde !

Les inégalités étant folles, beaucoup de développeurs ont halluciné en voyant qu’ils étaient horriblement sous-payés. Pour éviter que ça t’arrive, il faut que tu saches comment te positionner.



Comment te positionner ?

Quand je t’ai parlé de mon tout premier salaire, j’ai commencé par préciser plein de choses.

  • Le titre (développeur web, mobile, frontend, backend etc etc)
  • Mon expérience professionnelle
  • Mon statut (salarié, freelance, etc etc)
  • Le pays
  • La ville

Chacun de ces points est ABSOLUMENT crucial à prendre en compte pour te positionner. Il faut comparer ce qui est comparable.

Le salaire pour le même travail en province est plus bas qu’à Paris. Un salaire à Paris est plus bas qu’un salaire aux États-Unis. Le top de la chaine alimentaire étant une toute petite zone aux États-Unis qu’on appelle la Silicon Valley.





Je vais t’expliquer comment personnellement je fais pour me positionner.

  • Ne pas prendre en compte la grille de salaire de ton entreprise.

Cette grille est un mur imaginaire mis en place par ton entreprise. S’ils ne peuvent pas s’aligner sur le marché, c’est leur problème, pas le tien. Ne tombe pas dans le piège de te dire “ça va” car tu es bien payé par rapport à tes collègues. On s’en fout.

  • Regarder sur les plateformes où les salaires sont publiés par de vraies personnes.

Je regarde aussi les études faites par des cabinets d’études, mais je m’en méfie beaucoup. Rien ne vaut une masse de vraies personnes qui publie leur salaire de façon anonyme. Les deux plateformes les plus fiables que je regarde toujours pour les salaires :

  1. Glassdor : https://www.glassdoor.fr/Salaires/index.htm
  2. Indeed : https://www.indeed.fr/salaries

Tu peux chercher précisément par poste et par ville. Et surtout tu peux le voir spectre du plus bas au plus haut salaire. Ça c’est important.





Garde en tête que ça reste un échantillon. Ici, c’est juste 300 personnes. À Paris, je te promets qu’il ya des gens avec le titre de développeur qui sont payés beaucoup plus que 56K. Mais tout ceci aide au positionnement.

  • Se concentrer sur la source la plus pertinente pour ta spécialité/titre.

Un bon exemple est le baromètre des salaires du PHP pour les développeurs PHP. Ou alors celui de Malt pour les développeurs freelance. Google te trouvera très rapidement ta source ultime par rapport à ce que tu fais.

Une fois ça trouvé, prend le plus gros salaire accessible et garde le en tête pour le moment de la négociation.





  • Jouer le jeu de la négociation.

Je sais que c’est là que beaucoup de développeurs échouent. Je vais pas te mentir, je ne suis pas non plus un spécialiste à ce jeu-là. Et pour être tout à fait honnête, je déteste ce jeu-là. Mais j’ai pas le choix.

Quand je dois y jouer, je respecte toujours deux règles.

  1. Toujours être en position de force. Si le poste m’est refusé, rien à foutre, next.
  2. Toujours demander plus haut que ce que je veux. Car mon interlocuteur a de toute façon prévu de me donner plus bas.

Au fil des années, en respectant tout ça, dans un marché de l’emploi qui m’est favorable, c’est par à-coup brutal que je suis resté très satisfait de ma rémunération.

Bon, pour dire vrai, il n’a pas suffi que de ça¸. Car, pour être pris au sérieux il faut investir en soi et avoir un plan. C’est indispensable.



Investir en soi

Je pourrais écrire 20 articles rien que sur ce sujet. Et après, j’aurai encore des choses à te dire. L’article est déjà long, donc je vais faire court et te dire où trouver la suite.

En faisant évoluer mon salaire au fil des années, j’ai rapidement heurté deux obstacles majeurs. La plupart des gens ne passent pas ces obstacles et n’augmentent pas leurs salaires.



Apportez plus de valeur

Le premier obstacle c’est que pour avoir un meilleur salaire, il faut amener plus de valeur à l’entreprise. Pour amener plus de valeur à l’entreprise, il faut tout simplement être meilleur dans ce que tu fais.

Et ça, c’est vraiment la partie complexe. Ça prend du temps et surtout beaucoup de préparation.





En essayant de trouver des solutions à ce problème, je suis tombé sur un livre passionnant. Ça s’appelle “So Good They Can’t Ignore You“. C’est typiquement le livre que j’aurais aimé lire plus tôt. C’est un livre qui te donne des stratégies REDOUTABLES sur le court et long terme pour ta carrière. Car oui, il te faut un plan !

Je t’en avais déjà parlé dans l’article sur la passion de ce bouquin, mais je récidive. Il est trop important.

Il explique qu’on se passionne quand on devient bon à quelque chose. Pas le contraire. Et si tu arrives à déclencher le cercle vertueux décrit dans le livre, ta courbe de progression ne s’arrête plus. Ta courbe de progression accompagnera la courbe de ton salaire.

Mais il parle pas que de ça. Il te parle beaucoup du Craftman mindset. C’est absolument central pour un développeur qui veut évoluer.

Il te parle de la création d’un plan de carrière. Il te parle de succès, mais surtout d’échec. Il te parle de résultats, mais surtout d’analyse. Le plus tôt tu auras lu ce livre, le plus tôt tu auras un avantage décisif pour la suite.



La seconde compétence

Le second obstacle s’est présenté sous la forme d’une énorme claque dans la gueule le jour d’un test technique. Je suis arrivé très confiant, je suis reparti absolument anéanti. J’avais monumentalement échoué ce test. C’était horrible.

Et c’était pas le fait d’avoir échoué le test qui m’avait dégouté. C’est le fait que ce test n’avait absolument rien à voir avec le poste en question. Si tu comprends pas comment c’est possible, je t’invite à lire l’article sur les entretiens techniques.

En résumé le test portait sur des algorithmes obscurs que j’avais étudiés une fois à l’école et oubliés aussitôt. On te les ressort 10 ans plus tard et si tu peux pas les ressortir par cœur, t’es une merde. Il faut donc prendre soin de cette seconde compétence fréquemment pour être prêt en entretiens techniques.

Et pour ce faire, c’est simple, j’ai bossé le même bouquin que des millions de développeurs ont bossé avant moi : “Cracking the code interview“. Pas grand-chose à te dire à part que c’est le package entier au même endroit pour réussir ce genre d’entretien technique complexe.

Sans ce bouquin, c’est énormément de tests techniques que j’aurais lamentablement échoués. Ça a pris du temps, mais aujourd’hui ils ne me font plus peur.



Épilogue

Cet article s’adresse surtout au développeur qui veulent faire évoluer leur salaire. Évidemment, je ne pense pas que ce métier doit être considéré seulement avec cet aspect. Mais l’ignorer complètement est tout aussi ridicule. Être payé à sa juste valeur ne devrait pas être une option.

Qui me parle ?

jesuisundev
Je suis un dev. En ce moment je suis Backend Développeur / DevOps à Montréal. Le dev est l'une de mes passions et j'écris comme je parle. Je continue à te parler quotidiennement sur mon Twitter. Tu peux m'insulter à cet e-mail ou le faire directement dans les commentaires juste en dessous. Y'a même une newsletter !

32 commentaires sur “L’argent chez les développeur(euse)s”

  1. Je sait qu’il ce truc (en france) que le salaire c’est tabou… Personnellement Je n’est jamais eu de problème à parler d’argent. J’ai Fait une reconversion professionnel dans le développement web après 1 an d’alternance j’ai été embauché en cdi dans la même boite avec le salaire que je souhaitait soit 30k brut/an ce qui est dans ma région (haute-savoie) et pour un dév junior un bon salaire. Et j’ai utiliser la fameuse technique visé haut pour avoir ce que je veut ! 🙂

  2. Sympa comme article. Rapide et efficace.
    Il est vrai que les salaires sont quelque chose de tabou. En tant que freelance, la compétition est féroce pour les débutants. Les prix sont tirés à la baisse. Par contre, j’ai pu remarqué que les personnes expérimentées pouvaient augmenter leur salaire, attirées des projets plus sérieux et solides, qui paient.

    Donc bien insister sur la capacité à s’auto former, comme freelance ou même en tant que salarié, pour proposer des nouvelles capacités par la suite et augmenter sa valeur professionnelle.

    1. Très honnêtement, non.
      C’est juste que ça fait mieux sur le CV.
      Et parfois, pour certains postes très particulier, très ciblé, c’est nécessaire. Mais ça reste très très rare.

  3. Merci pour cet article ! Le sujet de l’argent est tabou en France et j’ai souvent des développeurs juniors qui me demandent les salaires que j’ai eus. Personnellement j’ai aucun problème à parler d’argent, j’ai commencé à bosser en 2013 après mes études (un master), mon premier salaire était de 28k€ en province. J’ai vécu plus ou moins la même chose que toi, après deux ans j’ai commencé à être contacté et fait plusieurs entretiens, parfois juste pour voir le marché ou m’entraîner, de toute façon je n’avais rien à perdre, j’avais déjà un CDI. Une société m’avait proposé 33k€, j’ai tenté de négocier avec ma boîte qui ne voulait pas s’aligner donc je leur ai dit que j’allais partir, Il pensait que je bluffais. J’ai déposé ma démission dans les jours qui ont suivi. Le patron était en panique et m’a proposé 36k€ en plus d’autres avantages (comme du télétravail) donc je suis resté car le boulot était intéressant et mes collègues cool. J’ai commencé à cette période à bosser à fond et à me former sur un tas de choses, et pas que de la technique car je me suis rendu compte que d’être bon uniquement dans la technique ne suffisait pas et que c’était un gros problème chez nous les devs de rester bloqué dans la technique. Quelques mois après la société m’a fait une augmentation de salaire à 37.5k. J’ai décidé après 4 ans et demi de quitter ma première boîte et pris un poste de développeur fullstack (et accessoirement CTO) à 40k (+ des avantages). J’y suis resté 1 et demi j’aurais pu avoir une augmentation facilement mais je m’ennuyer et j’avais l’impression de stagner techniquement donc je suis partie pour un poste de développeur fullstack à 45k€ dans un société où c’était un vrai merdier au bout de quelques mois, je passe les détails mais je me suis retrouvé à prendre la place du responsable R&D avec le salaire qui va avec de 77k€ mais malgré ce salaire de dingue je suis parti car j’ai trop donné de ma personne , je passais plus mon temps à gérer des clients / partenaires et faire des réunions qu’a réellement faire de la technique. Du coup depuis peu, je me suis mis freelance où je suis à environ 55k€ (suivant les missions que je fais) mais je suis tranquille et j’ai du temps pour moi. Bref j’ai un peu raconter ma vie, mais ce que je retiens de mon expérience, c’est de toujours apporter des choses que les autres n’ont pas (connaissance commerciale par exemple) et sortir un peu de la technique, continuer sans cesse de se former pour être bon dans ce qu’on fait et en entretien y aller en se disant que tu es là pour une collaboration que tu as des choses à apporter à la société et inversement il n’y a pas de position de force de l’employeur c’est même le contraire.

  4. Être et bon et surtout le faire savoir, c’est comme ca qu’on obtient des grosses augmentations en interne. (j’ai eu plus de 30% comme ca)

    Le problème des devs souvent, quand ils sont bons, c’est qu’ils ne savent pas le faire savoir. Ils pensent “qu’au mérite” ils auront naturellement leur augmentation, alors que non pas du tout et du coup la seule solution qu’ils trouvent c’est de partir ailleurs. Si ca marche en SSII, c’est plus compliqué quand on veut rester chez des éditeurs qu’on aime.

  5. Et bah vous êtes tous super bien payé dis donc, j’suis un développeur Junior, je fais du React Native et du PHP j’ai le droit à 21K pour 35h (je suis en 39h) Je dois fuir cette entreprise je présume ?

      1. Je suis d’accord avec @jesuisundev, le premier salaire ne compte pas vraiment. Profite de l’expérience une année qui sera vraiment facile à valoriser pour changer de boîte l’année prochaine ;).

  6. C’est en changeant d’entreprise qu’on augmente son salaire. Donc il faut changer tous les 2-3 ans en moyenne.
    A chaque changement c’est +10%/+15% minimum.
    C’est la seule stratégie qui marche à coup sûr.
    Bien entendu il faut être bon et s’améliorer continuellement.

    1. Toutes mes augmentations (en 11 années de développement) :

      – Lettre de licenciement rédigée
      – Je vais voir le plus “haut gradé” avec qui j’ai déjà discuté, idéalement l’employeur
      – Je valorise ce que j’ai réalisé dans l’entreprise, ce que j’aurais pu faire en restant mais je ne peux malheureusement pas poursuivre ma mission.
      – Pendant la discussion je suis sensible aux potentielles perches qu’il me tend plus ou moins clairement
      – Je ne réfléchi pas aux promesses, je pars si la situation est la même qu’à mon arrivé à l’entretien, que j’ai ou non un poste derrière
      – Éviter d’être flou ou hésitant, la determination est importante dans ce genre de négociation

      Le salaire est le sujet de l’article, mais en tant que développeur nous avons beaucoup de pouvoir. Parfois il est bon de le faire valoir pour demander de meilleurs conditions de travail pour ces collègues (et sois même) qui n’ont pas la chance que nous avons.

      En s’engageant dans une entreprise, surtout si vous devenez le seul développeur de l’entreprise, tous vos choix contraignent l’entreprise. Réfléchissez bien à ce que vous mettez en place pour éviter de faire écrouler des entreprises dépendante de vos solutions… Toutes les entreprises ne profitent pas des salariés, mais ne vous attendrissez pas trop non plus car certaines n’hésiteront pas.

  7. L’idéal pour moi étant quand même de trouver le parfait équilibre entre salaire/technique/équipe . Gagner 100K/an pour faire du formulaire toute la journée avec des cons non merci 😀

    Perso je suis dans la même boite depuis 13 ans , j’ai été embauché à 25K je suis maintenant autour de 41K. En grosse partie grâce à la convention métallurgie qui nous pousse régulièrement. Mais pour notre région on se retrouve du coup plutôt correctement payé.
    J’aurais pu partir pour mieux payé plusieurs fois mais à chaque fois l’aspect technique à été un frein. Stacks vieillisantes , projets pas intéressant c’est rédhibitoire pour ma part.

    1. Je pense aussi que l’équilibre salaire/technique/équipe est plus important que tout, un job bien payés le sera moins en finalité si au bout de 6 mois on en peut plus.

  8. Super article comme on les aime, merci Mehdi !

    Pour ma part je sors d’une reconversion également. Actuellement je suis à 21k/brut an, et clairement je suis sous-payé, mais j’ai pas vraiment eu le choix. J’ai accepté pour avoir la fameuse “première expérience”, mais j’avoue que ce poste je l’ai accepté presque à contre-coeur tellement c’est risible de prendre quelqu’un de jeune juste par question financière. De plus aujourd’hui je suis sur le même poste que mon collègue qui est au même niveau que moi, lui avec 6 ans d’expérience, et le même salaire que moi (enfin c’est une autre histoire). Aujourd’hui avec 1 an d’expérience je cherche activement ailleurs, au moins histoire de franchir un pas.

    J’ai également parlé à plusieurs recruteurs, qui m’ont avertis que leurs clients (éditeurs/ESN), se “calaient” sur le salaire que le candidat a pour leur proposition salariales.

    Certains commentaires, celui de Jean et de Grunk particulièrement, me font penser à une chose : l’équilibre entre salaire/management/technicité. Je pense que c’est ces 3 aspects qui font qu’on se sent bien dans une entreprise ou pas et qu’on a envie d’aller voir ailleurs. Justement si je reprends l’exemple de mon collègue : avec 6 ans d’expérience il pourrait prétendre à au moins gagner 60-70% plus dans une autre entreprise, mais il s’y retrouve par l’aspect technique et le management qui lui convient.

    1. Je vais pas te mentir, le secret est de mentir ou d’éluder 🙂
      C’est très OK de dire :
      – “Je ne suis pas à l’aise pour vous donner cet élément tout de suite”
      – “Je suis en dessous des x K€ que je pense justifier, j’ai 1a d’expérience, tel livrable derrière moi”
      – “Je préfère que vous m’annonciez d’abord de votre côté, puis vous dire si ça me convient”

      Une bonne partie des recruteurs et des ESN sont des vendeurs de viande qui passent leur temps à mentir. Ils savent mener des négociations et te faisant des promesses vagues qui ne seront jamais honorées.
      Ils essaient d’imposer un cadre d’échange qui est leur avantage pour t’endormir, mais le marché du travail te donne un grand pouvoir.

  9. Salut!
    Très bon article
    Moi je suis un débutant. Que me conseillez-vous pour être un bon développeur à l’avenir? Merci de me répondre chers aînée.

  10. Perso j’ai été en salariat pendant 5 ans, avec des salaires pas ouf selon moi (de 1300 à 1900€ net sur Montpellier) et beaucoup trop de travail hors sujet.
    Je suis freelance depuis 2017 et mon salaire annuel brut tourne entre 50k et 70k. Je suis tranquille chez moi, je peux travailler à mon rythme et pour moi ça n’a pas de prix, d’autant plus que je suis l’opposé du mec “corporate” ^^
    Fun fact : quand je me suis lancé en tant que freelance, je n’avais absolument aucune idée des prix pratiqués dans le milieu du dev, ça a été une bonne surprise 👍

  11. La question du salaire est surtout d’être payé au juste prix. C’est toujours un exercice mental de ne pas être frustré par un salaire supérieur pour un même poste mais dans un autre contexte dans un autre lieu. Mais ce qui m’a toujours surpris, c’est que certains se complaisent à garder un salaire inférieur à la normale car ils pensent avoir un confort qu’ils auraient du mal à trouver ailleurs. En prenant du recul, il y a en effet des choses que le salaire n’apportera pas : un environnement de travail intéressant, une autonomie dans son travail, des jours de congés en nombre suffisants, un temps de travail équilibré, un management intelligent et efficace, des avantages en nature (je ne parle pas des TR ou des voitures de fonction, mais des accès à des offres de formations ou des clubs de sports privilégiés). Mais il faut bien faire attention à ne pas confondre ce confort avec la flemme de changer d’entreprise.

    Personnellement j’ai changé plusieurs fois de boîte en moins de 2 ans grâce à une suite d’opportunités, et aujourd’hui ça me permet d’avoir un salaire correct (DevOps AuRA, 6 ans d’XP, 45K, 51j de congés/an). Mais lors de mes changements, j’ai bien fait attention à sélectionner la boîte dont l’environnement était le plus sain et avantageux, et pas forcément la plus élevée en terme de salaire. Toutefois j’ai jamais tenté de négocier mon salaire avant de partir, mais surtout parce que je suis parti plus à cause du job que du salaire, je garde cette idée pour la suite cependant. En tout cas, beaucoup de références très utiles dans cet article, je t’en remercie.

  12. Hey,
    Je vis en Israel, il y’a 3 ans j’ai fais une reconversion professionnel dans le dev mobile natif. J’ai fait une courte formation de 8 mois a base de 2 fois par semaine.
    J’ai etait embauché en tant que junior au bout de quelques mois de recherche avec un salaire qui correspond 2k brut/mois. Au bout de 6 mois j’ai eu une augmentation et je suis passé à 2.5K brut/mois. Au bout de 1 an je suis passé 3.2k brut/mois et au bout de 2 ans et demis je suis passé à 4k brut/mois. La dernière augmentation j’aurai du la recevoir au bout de 2 ans mais a cause de la pandémie et la perte d’argent de la societé ca a pris plus de temps.
    Je gagne ojd 48k brut/an et je trouve que je gagne moins que la moyenne en Israel, après 2 ans et demis d’experiences j’aurais voulu gagner au moins 54k brut/an ce qui est la moyenne ici.
    A la vue de vos commentaire je me rend compte que en Israel être developpeur c’est bien mieux payé que en France.
    En france c’est trop faut un gros CV bac+3, diplomé, license, etc.. Defois il y’en a qui ne sont pas studieux mais se sont des crack en informatique et autodidacte et en France ils n’ont aucune chance ceux la.
    Moi qui est arreté les etudes en troisième je suis developpeur avec 2 ans et demi d’experience.

    1. J’espère etre dans 1 an a au moins 66k.
      Et au passage je n’ai pas de ticket resto lol c’est un detail important quand je vois autour de mois que dans les boites en general propose entre 12 et 15euro de ticket resto par jour c’est pas négligeable…

    2. Salut Mickael,

      En france le salaire du président du sénat est de ~86k, celui d’un ministre ~126k.

      La france n’est pas connue pour les bons salaires dans l’informatique, c’est d’ailleurs pour ça que plusieurs politiciens français évoquent un départ important des développeurs et de leurs compétences techniques. Bon on est toujours plutôt bien côtés.

      Pour les diplomes, je trouve que c’est faux désormais (pour l’informatique en tous cas). De plus en plus de reconversions et d’autodidactes prouvent leur valeur; leurs idées décalées et non dictée par des études permettent de trouver de nouvelles solutions, un regard neuf.

      Pour ma part, je n’ai aucune études, pas de bac, pas de brevet des collèges et j’étais le plus connu des cancres de mon univers (en 3eme aucune note ne dépassaient les 7/20). Pourtant j’ai rarement raté les entretiens, ma moyenne était pour 12 mails envoyés, j’avais 5 entretiens qui se transformaient en 3 offres. A mes premiers entretiens je mettais toujours en avant le fait de n’avoir aucune études pour les pousser à me faire passer un test technique.

      Lead dev, 11 ans d’experiences, dernier CDI à 78k en 2020. Aujourd’hui freelance, pour le moment si je continu au même rythme je suis à ~192k.

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