Développeur(euse)s : demain tous remote ?

En dehors du titre, le générique masculin est utilisé sans aucune discrimination et uniquement dans le but d'alléger le texte.

Développeur(euse)s : demain tous remote ?

Cette pandémie de l’enfer a prouvé que le remote de masse était possible. Et nous autres développeurs, on est très bien placé pour ce cas de figure. Faisons un bond 10 ans dans le futur. C’est possible qu’on soit absolument tous remote ?



Ça marche

Ça fait des mois qu’on est dans cette merde de virus à la con. C’est “fini” le confinement pour vous autres en France, mais pour nous autres à Montréal on nage encore dans cet océan de caca. Ça m’avait rendu barjo au bout de 15 jours cette affaire. Et c’est pas fini.

Ceci dit, tout ce bordel a prouvé que le remote de masse était viable. Ça marche même pour énormément de métiers inattendus. Mais ça marche aussi et surtout pour le tien de métier. Le privilège d’être développeur c’est aussi de pouvoir travailler depuis n’importe où avec une connexion internet. Ton métier est parfait, taillé sur mesure. Un poste de travail, une connexion et en avant.



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Et le seul fait que ça marche aussi bien est important. On sera sûrement tous remote demain car ton métier est fait pour. Je pense qu’on a pas le droit de se plaindre aujourd’hui. Pendant que des millions de personnes perdent leur taf, nous on est peinards à force push du code sur les Internets.

Et sans parler de cette pandémie, on sait bien que les développeurs sont de plus en plus remote. Ils le vivent tous très bien et y’a des exemples partout. C’était le cas avant et cette pandémie ne fait qu’accélérer la grande conversion des devs au remote. Et c’est pas les géants de la tech qui freinent la révolution.



Les géants montrent le chemin

Je me rappelle des géants de la silicon valley (GAFA) qui forçait leur équipe à venir sur site. C’est à cause de ces géants, et de leur allergie au remote, que la silicon valley c’est devenu n’importe quoi. Un endroit où si ta coupe de cheveux coute 320 euros, c’est une bonne affaire. Tu veux pas savoir le montant des loyers.

Sauf que, encore une fois, patatras le COVID-19 est passé par là. Cet incroyable événement mondial n’a pas fait que redistribuer les cartes. Il a foutu un grand coup de pied dans la table et a fait un placage à tous les joueurs. Personne n’a eu le choix.



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Rapidement, les annonces ont commencé à pleuvoir. Facebook annonce frontalement que d’ici cinq à dix ans la moitié de ses effectifs sera en remote permanent. Rappelons que Facebook c’est quand même 50K employés. Ensuite Twitter, Slack et Square qui annoncent qu’après la pandémie, tous leurs employés ont le droit de continuer à travailler en remote s’ils le souhaitent. Et attention pas pour quelques mois, ils ont droit de le faire à vie !

Et depuis quelque temps, des annonces comme ça, venant des plus grands noms de la tech continuent. On sent que le grand virage vers le remote est bien entamé.





Et ces annonces sont plus qu’importantes pour le sujet d’aujourd’hui. Pourquoi ? Parceque la tech suit toujours ces géants. Si Google dit que l’avenir des devs est le remote, beaucoup d’entreprises vont immédiatement suivre le pas. Encore plus le feront dans le futur. C’est systémique, les GAFA emboîtent le pas, les autres suivent.

On sera sûrement tous remote demain car la révolution est engagée chez les géants de la tech. Et d’ailleurs cette révolution et en réalité déjà là.



C’est déjà la nouvelle norme

Je te parle seulement du futur, mais le futur c’est maintenant. Une étude récente sur 4500 développeurs fait par Digital Ocean rapporte des chiffres de maboule.

Le remote est déjà la nouvelle norme pour les développeurs. Et c’est pas juste quelque chose qu’ils préfèrent. C’est quelque chose qu’ils exigent auprès des boites. 86% de ces développeurs travaillent actuellement en remote dans une certaine mesure, 1/3 à temps plein.

Et faut bien comprendre que cette étude est faite pre-covid apocalypse. Imagine les chiffres si l’étude était faite maintenant ? On sera surement tous remote demain car c’est déjà le cas aujourd’hui. Et tout le monde à l’air d’accord sur le fait que c’est que le début.





Certains vont même plus loin que ça. La prochaine grande plateforme technologique ne serait pas un produit. Mais un endroit : ta maison ! Et quand tu vois tous les sites spécialisés remote, et comment ils débordent de jobs, cette théorie semble se vérifier.

Et du coup la question qui vient après c’est : quand est-ce qu’on revient à la normale ?

Au point où on en est, cette question est obsolète. Y’a des questions qui sont plus d’actualité. Et si la définition de normale avait changé ? Et si on était déjà dans le nouveau normal ?



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Et toi t’en penses quoi ?

Pour essayer de répondre à cette question, je t’ai posé directement la question. Sur mon twitter, je poste surtout des grosses conneries sur le dev en général. Souvent, je parle du blog et parfois je pose des questions à tout le monde.

Et le truc de fifou c’est que tu me réponds. Du coup, j’ai posé la question du full remote dans le futur. C’est un échantillon de plus de 1 000 développeurs de tous horizons qui ont répondu.





La réponse est claire, peu de gens sont contre. La majorité à 47% veut pouvoir faire du remote de façon partielle et 42% d’entre vous veulent le remote comme style de vie et de travail. Et ça, c’est le point décisif d’un virage massif au remote dans ce métier. Si on le veut vraiment tous, ça se fera. On sera surement tous remote demain car la majorité des développeurs aiment l’idée.

Tu te rappelles quand je te parlais de l’annonce de Twitter de passer tous ses employés qui le veulent en remote ? Exactement au même moment de l’annonce, la requête “twitter job” a fait un spike de fou sur les trends Google. Tous les développeurs voulaient rejoindre Twitter après son virage remote.



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Ça va peut-être te paraître étrange, mais je fais partie des trois connards qui aiment travailler avec des vraies gens. J’aime ça pour une raison assez simple en fait.



La question humaine

L’isolation permanente marche pas des masses avec moi. Je pense qu’on est tous pas mal différents. Et j’entends tout à fait l’argument que travailler seul permet de se focus et d’aller plus vite. Je suis d’accord. Mais à la longue j’ai du mal a tenir cette fameuse concentration sans devenir fou.

J’ai du mal à me sentir partie d’une équipe seul devant mon bureau. On est pas beaucoup à penser comme ça dans notre domaine et j’assume ma bizarrerie. Je préfère discuter avec une vraie personne. Principalement pour venir faire chier les gens quand j’ai rien à faire avec mon café. Le gros relou qui t’empêche de bosser, c’est moi.

C’est possible de créer une vraie équipe soudée et une culture d’entreprise en remote ? Apparemment oui. Aujourd’hui il y a des équipes qui se définissent comme remote. Des grands noms comme GitLab, Elastic et Basecamp qui ont la majorité, voir la totalité de leur effectif en remote. Et ça marche fort pour eux ! Ces équipes ont créé leur identité autour du remote et elles en sont fières.



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Mais est-ce que ça marche avec tout le monde ? Certains pensent que l’étonnante bonne productivité qu’on a vue pendant le COVID est une illusion. Le résultat d’employés qui ne voulaient pas se faire licencier durant une crise hors-norme. D’après eux, rien ne remplacerait le contact humain pour avancer rapidement.

Comme toujours, je pense que la réponse se trouve dans les nuances. Personne ne veut être forcé dans une situation désagréable. Tout le monde veut sa liberté.



Le choix

Je suis persuadé que ce veulent les développeurs c’est pas tant le full remote, mais simplement plus de choix. Il y a une différence ÉNORME entre partir full remote et donner le choix, quelques jours par semaine, d’être en remote. Je pense que c’est plus vers “un remote à la carte” qu’on se dirige dans le futur. Les organisations qui étaient complètement allergique à l’idée ont, ou vont, évolué dans ce sens.

C’est sûr que dans moins de 10 ans, dans notre secteur en particulier, ça concernera 100% des développeurs et 100% des entreprises qui les emploient. Le choix remote à la carte sera évident. Et je pense que c’est une bonne nouvelle car ça nous donnera un contrôle total sur notre environnement.



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On sera sûrement tous remote demain car les développeurs veulent plus liberté dans leur métier. Ça donne aussi plus de liberté à l’entreprise qui emploie les développeurs. Avec un système avec autant d’avantages, difficile de ne pas le voir comme un système avec beaucoup d’avenir.



Épilogue

Le remote, on y est déjà. Avant la pandémie c’était déjà un phénomène impressionnant. Depuis 2020, c’est parti de façon exponentielle. J’ai hâte de voir comment les choses vont évoluer quand cette crise sera vraiment finie. Une chose est sûre, on a pas fini d’entendre parler de ce sujet chez les développeurs.

Qui me parle ?

jesuisundev
Je suis un dev. En ce moment je suis Backend Développeur / DevOps à Montréal. Le dev est l'une de mes passions et j'écris comme je parle. Je continue à te parler quotidiennement sur mon Twitter. Tu peux m'insulter à cet e-mail ou le faire directement dans les commentaires juste en dessous. Y'a même une newsletter !

39 commentaires sur “Développeur(euse)s : demain tous remote ?”

  1. Mouais, c’est marrant je ne suis pas aussi optimiste. J’ ai changé de boite pendant la pandemie, car mon ancienne boite n acceptais pas plus d 1j par semaine en remote. Pour une boite qui était partit pour un virage full remonte pendant la pandémie.

    Aujourd’hui mon ancienne société oblige les employés a venir travailler dans les locaux, et ma nouvelle société n amorcera pas le full remonte, mais seulement quelques jours par mois en télétravail.

    Bref tout ça pour dire, ça a bien aidé pendant la pandémie, mais tout les bullshit jobs qui ont besoin de justifier leur réunion et leur présence vont forcer ce retour dans les locaux. A part quelques boites, je doute sérieusement que le télétravail devienne la norme.

    Autre point de réflexion, si le full télétravail devient la norme, pourquoi ne pas tout simplement employer moins chez ailleurs qu’en France.

    Un dev qui aimerait être en full remote.

    1. “mais toust les bullshits jobs qui ont besoin de justifier leur réunion et leur présence vont forcer ce retour dans les locaux”

      Quelle affreuse vérité… 😔

    2. “mais tout les bullshit jobs qui ont besoin de justifier leur réunion et leur présence vont forcer ce retour dans les locaux”

      Mon cœur palpite !!!
      Si tu parles depuis la France vu la crise qui arrive dans bon nombre de secteurs
      ils vont très vite déchanter !

      Et comment ?!
      Pendant le confinement les 3/4 même les sous chefs ont été mis entre 0% et 50% (chaumage partiel),
      là ou les devs nous étions à 100%, avec des livraisons au petit oignons, voir mieux qu’avant.
      Ce là a u comme conséquence de démontrer à la direction qu’on a jamais u besoin de toutes cette merde ( PO, proxyPO, scrum master, coach agile… la liste est longue… ) pour produire de la valeur.

  2. Le présentéisme à la vie dure. On nous à forcé début juin à revenir sur site. Le retour à été violent pour ma part. D’une part parce que les règles sanitaires ne sont pas respectées mais aussi parce que la productivité en à pris un coup. Sans compté la fatigue que génère un open space par rapport au confort de la maison.
    Chez moi je produisais plus en moins de temps de présence , tout simplement parce que le temps consacré au travail était bien plus efficace (j’avais la chance de pas avoir les gosses dans les pattes).

    Pour le fait de se sentir partie d’une équipe , je pense que d’une part c’est le rôle des entreprises d’organiser des rencontres régulière pour créer ce lien et d’autre part en full remote rien n’empêche d’aller rencontrer ses collègue proche et de travailler ensemble.

    Mais clairement , je pense qu’on est pas prêt de faire la bascule. Pour caricaturer , en France , l’employé est un feignant et l’employeur un voleur. Du coup personne ne se fait réellement confiance et malheureusement la confiance est indispensable à une expérience remote réussie.

  3. Ma société n’aime pas le télétravail. Mais pour le coup j’en fais quand même et ils n’ont pas leurs mots à dire.
    Je crois que ma plus belle réussite professionnellement, a été de me rendre indispensable et difficilement remplaçable. Ça parait présomptueux et pourtant cela m’ouvre un confort de travail auquel j’aurais du mal à me passer aujourd’hui.

  4. Mise à part quelques avantages de travailler chez soi, je vois que des défaut. J’ai pas de bureau ni un espace dédié au travail. L’impression de dormir debout, rester mal fringué toute la journée etc …

    1. Tu soulèves un point important sur l’espace que l’on peut s’attribuer chez soi.
      Le télétravail c’est bien mais faut voir dans quelles conditions. Pour être au top, il faut une pièce dédiée avec un bureau, une chaise ergo et tous le matos qui va bien (connexion internet stable avec un bon débit notamment).
      Si c’est pour être sur un bout de table dans la cuisine à se péter les yeux sur l’écran 13″ de son portable, c’est pas la peine.

  5. Le télétravail, il faut s’y adapter et le mettre en place. Ce qui s’est passé pendant ce confinement, c’est forcé donc c’est différent.

    Une fois que tu as un espace de travail adapté @ Home, par exemple un vrai bureau (et pas la table de la cuisine) avec une vrai chaise, un écran supplémentaire etc… Oui là c’est du télétravail.

    Et je suis tout à fait d’accord avec toi, le télétravail enlève de la sociabilité et de la spontanéité. Comme tu le dis, moi aussi je suis le gros relou qui vient discuter avec son café 🙂

    Bref, si j’avais répondu au sondage, ce serait un ouai mais il faut avoir le choix et faire confiance au collaborateur pour savoir que si il y a une rencontre avec un client ou une grosse réunion, et bien ce jour là, il viendra au bureau 😉

    1. Voilà, pas de présentéisme forcé, mais du présentiel utile.
      On vient sur site parce qu’on a quelque chose à y apporter. Parce que l’équipe a un atelier à partager, un scrum day, etc.

      Mais pas parce qu’il serait inconcevable que le salarié puisse etre productif autrement que sur site assis sur une chaine à regarder un écran de 8h à 18h…

  6. Je ne suis pour ma part pas fan du télétravail, vivant dans un petit appartement, sans jardin ni balcon, sans la fibre.

    Ce qui était jadis mon espace de détente (mon bureau avec mon PC perso) est devenu mon lieu de travail.
    Je n’arrive plus à me détendre sans penser au travail, sans avoir l’impression d’être au travail.
    Je n’attends qu’une chose, c’est le retour dans les locaux, retrouver mon espace personnel chez moi.

    1. C’est assez similaire pour moi. Je vis dans un petit appartement et je me disais au début que le télétravail c’était bizarre au début mais que j’allais m’y faire, et au bout de deux mois je pétais un câble parce que je passais la quasi intégralité de mon temps à mon bureau qui était mon espace perso tranquille.

      J’ai repris le travail dans les locaux et malgré la reprise de rythme assez violente (‘faut de nouveau se lever avec un réveil le matin !), je suis content de pouvoir à nouveau dissocier vie perso et vie pro. Le télétravail un coup de temps en temps c’est bien, mais comme dit dans un autre commentaire, mieux vaut avoir une pièce dédiée dans laquelle tu n’as pas l’impression que le boulot envahit ton lieu de vie. Et puis c’est cool de pouvoir de nouveau discuter/manger avec les collègues.

  7. Franchement, ca pourrait éviter à des devs de monter sur Paris pour un taff, se coltiner le métro ou rer à 8h du mat’ quand c’est blindé, éviter les trajets de 40min +, et le loyer à 800e pour un studio.
    C’est tout vu. Surtout qu’un dev en province peut potentiellement couter moins cher si on se base sur le cout de la ou il vit.

      1. Ah ben pour le coup, en Suisse, un dev gagne en moyenne 6’500 CHF par mois (donc environ 5’500€). Déjà qu’on en ch*** pour être compétitif sur le marché national, qu’on se fait totalement plier sur le marché international, si le remote se démocratise, on risque de pouvoir tous mettre la clé sous la porte (ou de changer de job).

        1. C’est exactement la réflexion que je me faisais en lisant cet article : tous remote d’ici 5 ans, 100% chinois ou indiens d’ici 10 ans ?
          Notez que je ne suis pas dev pro, juste un amateur, moi je n’ai rien a perdre…

      2. Détrompe-toi, suivant la région le salaire n’est clairement pas le même à poste identique.
        Ou peut-être voulais-tu dire “ne devrait pas être lié au domicile” ?

  8. Si on pousse le raisonnement jusqu’au bout, il faut poser la question de la finance : est-ce que c’est rentable pour l’entreprise ? Pour le salarié ? Est-ce que l’entreprise doit investir dans le financement du matériel de son employé et si oui jusqu’où (table, chaise, bureau, imprimante, second écran, pièce supplémentaire, forfait internet) ? Comment cela va se traduire dans le salaire (hausse/baisse en fonction du lieu de vie) ? Typiquement rien qu’en France est ce que la différence en région parisienne et en dehors aurait encore du sens ?

  9. Je suis curieuse de voir comment les choses vont évoluer.
    Ici, en Angleterre, la plupart des compagnies n’ont simplement pas eu le choix de devenir remote. Il semble que la plupart n’ait pas encore decide quant a “proposons nous un choix au retour ou continuons-nous?”. La compagnie pour laquelle je travaille était pour full presence au bureau avant, et nous sommes de plus en plus a faire des “sous entendus” quant au remote, au moins, avoir un choix.

    Honnetement, je ne suis pas sure que cela passera. Obliger les employés a venir tous les jours, ca les force a penser “travail”, parce que tu passes ta journée la. Travailler remote, cela t’ouvre l’esprit qu’il y a d’autres choses a faire et que “le travail, c’est juste le travail”.

    Personnellement, je souhaiterais avoir un choix. J’adore pouvoir discuter avec mes collègues et les emmerder a ma “pause cafe” mais cela est plaisant de travailler chez soi aussi.

  10. Je suis en remote partiel depuis maintenant 2 ans (3j de remote par semaine) et je change de boite en septembre pour être en full remote.
    Moi je suis vraiment fait pour bosser en full remote mais je comprend clairement que ce n’est pas fait pour tout le monde.

  11. Étant indépendant depuis près de 20 ans, j’ai l’habitude de travailler seul, c’est-à-dire à distance de mes clients chez qui je ne vais que de temps à autres.
    Néanmoins, je ne crois absolument pas au “full remote” dans des activités d’ingénierie car les discussions bilatérales (pause-café, repas, etc.) manquent totalement. Mes 30+ ans d’expérience m’ont montré à de multiples reprises que les meilleurs idées, solutions, designs, architectures ont été le résultat de ces discussions bilatérales non-planifiées. Le format contraint des réunions, le manque de support (la fameuse “serviette en papier” et autre feuille de flip-chart) lors des appels téléphoniques et autres vidéo-conférences ralentit la réflexion et le processus d’élaboration des solutions.
    En outre, je ne peux que confirmer que le travail à distance conduit à un manque de repos et de “déconnexion” car on est toujours en train de travailler pour finir une tâche ou pour préparer la suivante.
    L’humain n’est pas ermite pas essence. Tout le monde n’a pas la vocation d’un Chartreux.
    Les contacts et les échanges sont nécessaires et ils favorisent la réflexion.
    Autant un peu de travail à distance améliore la productivité sur des tâches requérant une certaine concentration et je suis fondamentalement pour.
    En revanche, un mode “pure remote” est par essence stérile sur le long terme. De plus, l’inflation des téléconférences et autres entretiens téléphoniques n’améliore aucunement la productivité.

  12. Le télétravail aura eu pour mérite de montrer l’inutilité des managers. Chez nous, tout a roulé sans ces petits chefaillons managers.

  13. Gérant plusieurs équipes de développeurs, j’ai toujours été super ouvert sur le remote mais il y a deux choses qui ne fonctionnent clairement pas je trouve : avoir toute une équipe en remote c’est trop compliqué sur le moyen terme, la lassitude arrive vite, la productivité décroit très rapidement ; il y a clairement les personnalités à prendre en compte. Certains profils ne sont pas du tout fait pour du full remote, certains ont vraiment besoin d’avoir un manager sur le dos pour avancer sinon il passe la journée à se tripoter la nouille. Et il y a clairement un effet pervers quand tout le monde est en remote qui est qu’on a beaucoup l’oeil sur les statistiques de productivité et ça peut vite être très contre productif pour tout le monde. En conséquence, quand je lis que le full remote c’est l’avenir, ça me fait doucement rire, il y a bien trop de paramètres à prendre en compte et des personnes pour lesquelles ce n’est simplement pas compatible. Je peux prendre l’exemple du très jeune développeur aussi, c’est toujours mieux de l’avoir sous la main car généralement il va être très demandeur de temps jusqu’à ce qu’il gagne en confiance et donc en autonomie. Parce qu’au final, quand on parle de remote on parle avant tout d’autonomie de travail et tout le monde n’est pas égal dans ce domaine.

    Du coup, ce confinement n’a fait que me conforter dans mes choix d’avant. Je privilégie le choix et la mixité. Aucun problème d’avoir des devs full remote dans une équipe mais je ne m’autorise pas d’avoir 100% de full remote. Les postes à responsabilité plutôt à destination de personnes sur place. Les lead dev en full remote, j’ai rarement eu de bonne expérience également, je suis plutôt réticent personnellement. Et ceux qui sont sur place, je leur donne la possibilité de choisir. À la rigueur, je préfère un dev qui va faire du remote 2 semaines complètes puis revenir 3 semaines que de diviser ça en jour chaque semaine.

    1. Je suis totalement d’accord avec toi.
      Je travaille présentement dans une de ses “grosses boite” et je vois la productivité descendre.
      Surtout les lundi & vendredi, je pouvais voir plus ou moins 20 deploy/day en prod ses jours.
      Asteur si je vois 3 deploy c’est déjà bon.

      Je vois quelque avantage pour les employés mais pour les compagnie je vois que du négatif sauf peux être pouvoir embaucher partout dans le monde.

      On doit pas oublié aussi que les compagnies font des annonces pour avoir l’air… cool…
      mais au final la réalité est loin derrière les discours. Les “grosses boite” veule que les employés vive pour la compagnie. Mais si tout le monde sont remote je vois mal comment il feront pour que lors employé priorise la compagnie au détriment de lors personnel.

  14. Moi je voudrais savoir es ce qu’un développeur en formation , pour dire que es-ce qu’un étudiant en 2 ème ou 3 ème année d’étude peux commencer à travailler dans des entreprises ou boîte pour gagner sa vie. Et sinon combien vas t’il toucher . Quel salaire aura t’il en tant que étudiant de 2 ème ou 3 ème année ?

  15. Je suis aussi d’accord avec toi par rapport au côté social. Avant je faisais déjà du remote une fois par semaine et c’était sympa parce que ça permettait de faire une coupure un jour où il y avait peu de monde au bureau.
    Mais maintenant ça commence à devenir usant (et je suis moi même étonnée de penser ça car je suis plutôt du genre à bosser seule dans mon coin). J’ai moins l’impression de faire partie d’une équipe, maintenant mes collègues ne sont plus que des vidéos miniatures sur Google Hangout ^^ La spontanéité des conversation durant les pauses café et les apéros ont une part importante sur les relations sociales. Même les discussions autour de la météo viendrait presque à me manquer !

  16. Quel sont les salaires des jeunes étudiants en 2 ème année où 3 ème année qui travaillent dans des entreprises ou boîtes ? Je veux savoir quel est le salaire que touche un jeune étudiant étant en 2 ème ou 3 ème année de formation?

    1. Un jeune développeur qui sort de formation devrait savoir deux choses :
      – on ne spam pas un forum ou un espace commentaire qui n’a rien à voir avec la question posée
      – il existe des moteurs de recherche pour trouver soi même les réponses

  17. La liberté, je pense que c’est le mot.

    J’entends beaucoup parler de “max 1j / max 2j par semaine”, “pas le lundi”, “X% par semaine”, etc.
    Des quotas figés dans le marbre, du reporting, des kpi, et aucune souplesse.
    Et on en oublie l’essentiel : pourquoi sommes nous là ?

    Sommes nous là pour faire des heures ou pour apporter une solution informatique à des clients ?

    J’ai tendance à dire qu’un manager obtient toujours ce qu’il demande :
    S’il demande des horaires, il obtient des horaires. Une équipe disciplinée, yeux fixés sur un écran pendant les dits horaires.
    Mais pas de produit pour son client. Le projet part en sucette, le budget explose, les délais sont dépassés, les fonctionnalités manquantes.
    Parce que l’équipe sera focalisée sur son objectif : fournir des heures.

    A la place, s’il demande un produit, il obtiendra un produit. L’équipe sera focalisée dessus.
    Et les questions d’horaires et de présentiel deviendront secondaires. Des contraintes, du contexte, voire meme des outils permettant d’atteindre l’objectif fixé : fournir un produit au client.

    Voilà en tout cas ce que je recherche, qu’on me donne un objectif de produit, et qu’on me fasse confiance sur la façon d’y parvenir, télétravail ou non.
    Et qu’on me juge sur le résultat produit, pas sur les heures de présences passées.

  18. Dans ma société (éditrice de logiciels), nous sommes repassés en présentiel complet depuis une semaine. Étant la seule élue du CSE, plusieurs employés se sont tournés vers moi pour pérenniser le télétravail (quelques jours par semaine, il n’y a pas de volonté d’être totalement en télétravail). Ce que je constate, c’est que le direction n’y est pas fermée (probablement moins qu’avant), même si ce ne sera sûrement pas plus d’un jour par semaine au début. Ce ne sont pas les devs les plus demandeurs (je pense qu’il y a aussi une question de personnalité).
    Mon opinion perso là-dessus, c’est que le full remote, c’est quand même vachement chaud. Ça passait pendant le confinement, mais c’est plus difficile de monter une culture d’équipe complètement à distance, ou d’intégrer quelqu’un sans présence physique. Je pense que le relou qui vient t’emmerder pendant qu’il prend son café, il permet d’avancer et de mieux voir certaines choses.
    Par contre, ouais, pour certaines tâches, on est quand même mieux chez soi, sans les perturbations de l’open space.

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